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Jeudi, le Werder Brême a annoncé l’arrivée de Papy Djilobodji sous la forme d’un prêt. Pour Foot Mercato, son représentant revient sur le mercato agité de son joueur.

31 août 2015. Chelsea annonce la signature pour quatre ans de Papy Djilobodji. Un rêve pour le défenseur sénégalais qui rejoint l’un des clubs les plus huppés d’Europe. Pratiquement cinq mois plus tard, l’ancien nantais a été prêté au Werder Brême jusqu’à la fin de la saison. Il faut dire qu’avec José Mourinho comme avec Guus Hiddink, le joueur n’a pas eu vraiment sa chance et n’a porté le maillot des Blues que durant six minutes. Un départ était donc la seule solution : « C’était logique pour nous d’aller jouer ailleurs. Papy est arrivé à Chelsea en fin de mercato. Ensuite, il y a eu des circonstances qui ont fait que l’équipe n’allait pas bien. Mourinho n’a jamais tenté, essayé, parce qu’il ne voulait pas trop changer sa ligne défensive. Il y a eu le nouveau coach, qui a vu un élément qui n’a pas joué depuis cinq mois. Aujourd’hui, on ne voulait pas reprendre le même chemin et avoir une année blanche. On était tous d’accord, le joueur, Chelsea et nous. Il fallait aller jouer ailleurs pendant cinq mois puis revenir ».

C’est donc au Werder Brême que le footballeur âgé de 27 ans va retrouver le chemin des terrains. Une option qui a mis d’accord toutes les parties : « Il y avait une motivation assez importante de Chelsea à ce qu’il aille en Allemagne. C’est un championnat où ils ont pas mal de joueurs en prêt là-bas. Ça permet d’avoir un oeil sur eux. J’ai l’impression qu’ils voulaient qu’il aille en Allemagne plutôt qu’en France, en Turquie ou ailleurs. Il n’y a jamais eu de pression ». Pourtant, plusieurs prétendants se sont manifestés : « Il y a eu pas mal de clubs intéressés cet hiver. Un club belge, plusieurs turcs, un club espagnol, deux clubs anglais se sont renseignés. On a eu des contacts très avancés avec Mönchengladbach. Ils ont l’opportunité de transférer un joueur, alors qu’on avait quasiment un accord. Ensuite, il y a eu le Werder qui est arrivé. On estime que c’est un bon challenge, que c’est une équipe qui joue le maintien mais qui a une histoire ». Si Papy Djilobodji va découvrir la Bundesliga, un retour en France du côté de l’Olympique de Marseille a longtemps été évoqué. Son conseiller est clair sur le sujet :« Personnellement, je n’ai eu aucun appel de clubs français, aucun appel de Vincent Labrune ».

Quoi qu’il en soit, c’est une nouvelle aventure qui débute pour un joueur privé de terrain durant la première partie de saison. La déception serait logique. Mais le clan Djilobodji n’est pas dans cet état d’esprit : « N’importe quel sportif rêve de jouer au plus haut niveau. Chelsea c’est le plus haut niveau du football mondial, avec d’autres clubs. Ils ont fait un choix basé sur des critères. On ne les a pas forcés à signer. Maintenant, l’opportunité ne s’est pas présentée. Il a signé 4 ans. Il a encore trois ans et demi de contrat. Il n’y a pas de déception. Papy, partout où il est passé, il a eu une phase où pendant six mois il n’a pas joué, puis il s’est battu et a réussi. On espère qu’il aura sa chance à un moment donné. Il va avoir l’opportunité de montrer ce qu’il vaut dans un bon championnat puis ensuite il reviendra pour essayer de montrer qu’il peut aider cette équipe de Chelsea ». Son destin pourrait aussi être aussi d’être prêté de club en club comme d’autres joueurs de Chelsea (32 joueurs en prêt cette saison) : « On n’envisage pas ça pour le moment. On essaye de retrouver du temps de jeu, montrer qu’il est bon et s’il est bon, ils reviendront le chercher. Après à un moment donné s’il n’y pas de possibilités, on se retrouvera autour d’une table pour discuter ». À Papy Djilobodji de jouer à présent pour faire au plus vite son come-back à Londres.