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Présentation de Fréderic Mendy

Il a fait les beaux jours de l’équipe nationale entre 2003 et 2008. Aujourd’hui, Frédéric Mendy a disparu des radars. Mais, à 34 ans, «Kirikou» ne désespère pas de donner un nouvel élan à sa carrière. Pour l’heure, moniteur à la Talaudière, un quartier de Saint-étienne, Fred encadre des enfants de moins de 10 ans.

Frédéric, qu’êtes-vous devenu ? 

Je suis là à Saint-étienne à la recherche d’un club. Je m’entraîne tous les jours en attendant une proposition.  C’est à laval que j’ai signé mon dernier contrat en 2013. Mais, depuis lors, j’ai eu des propositions qui ont capoté.

il paraît que vous vous êtes embrouillé avec vos agents ?

Je n’ai plus d’agent. J’ai rompu avec mon agent et je travaille seul depuis des années. C’est très compliqué avec eux. là, je profite de mes enfants parce que j’ai beaucoup voyagé et je n’ai pas eu le temps de vivre avec ma famille. là, les choses se mettent en place petit à petit. vraiment, je ne veux plus y revenir.

Depuis 2008 vous avez disparu des radars. Comment expliquezvous cela ?

Je ne sais pas ce qui m’arrive et je ne sais pas ce qui m’a freiné dans mon élan. Même moi, je me pose la question et je n’ai pas de réponse. Je laisse tout entre les mains du Bon dieu. J’ai entendu beaucoup de choses concernant ma carrière. C’est vrai que depuis deux ans je n’ai pas de club mais je ne rechigne pas. Je continue à chercher.

A 34 ans, pensez-vous que vous pouvez rebondir dans un autre club ?

Tant qu’il y a la santé, on peut toujours continuer à jouer. Je n’ai pas de problème dans ce sens. tout se passe bien chez moi. il y a des gens plus âgés que moi qui continuent à jouer au football. Mon âge n’est pas un handicap. Le football est mon métier et j’attends que l’opportunité se présente pour rebondir.

Là, que faites-vous comme activité au quotidien ?

Là, pour me maintenir et gérer mes arrières, je me suis engagé avec un petit club de mon quartier à Saint-étienne qui s’appelle la talaudière. J’encadre les jeunes de moins 9 et 10 ans. En tant que moniteur, je prépare aussi ma reconversion. là, je discute avec les dirigeants du club pour qu’ils m’aident à trouver les diplômes pour gérer la petite catégorie, comme ça je vais bien vivre de ma passion.

Suivez-vous l’évolution de l’équipe nationale du Sénégal ?

Je sais qu’il y a Aliou Cissé, mon ancien capitaine en équipe nationale qui est l’entraîneur de l’équipe, mais je ne suis pas trop les prestations des lions. Je sais qu’il y a une bonne génération mais il faut qu’elle se batte si elle veut vraiment faire mieux que les précédentes générations.

N’est-il pas étonnant qu’un ancien international ne suive pas la sélection ?

vous savez, le Sénégal reste mon pays et il m’a tout donné. Aujourd’hui, mon plus grand souhait, c’est de voir cette équipe planer au sommet du football africain. Nous avons toujours eu des joueurs de qualité, au talent naturel. Je suis content qu’Aliou Cissé soit à la tête de cette équipe. il sera l’homme de la situation, à condition qu’on l’accompagne et qu’on ne lui mette les bâtons dans les roues parce que, malheureusement, au Sénégal, les gens critiquent à tout-va.

Quel souvenir gardez-vous de la sélection ?

la CAN-2008 au Ghana me reste en travers de la gorge. Nous avions une bonne génération de footballeurs qui pouvait remporter cette compétition. Malheureusement, on se fait éliminer dès le premier tour et, avant, notre coach démissionne en pleine compétition. depuis lors, je n’ai plus été en sélection. Et c’est à partir de là que je me suis dit que c’est fini pour moi.