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On l’a vainement «traqué» depuis plus d’un an. Mais, grâce à Pape Thiam, un Sénégalais qui vit en Italie depuis 2005, on est parvenu à décrocher Diao Baldé Keïta. L’Hispano-sénégalais formé à la Masia du FC Barcelone et actuel sociétaire de Lazio Rome parle ici de ses contacts avec le Sénégal. S’il n’a toujours pas regagné la Tanière, c’est parce que le natif de Arbucies (Espagne) devait «consulter (sa) famille pour une prise de décision». Aujourd’hui, le Laziale se dit décidé à porter les couleurs du Sénégal.

Diao, parlez-nous de vos débuts dans le football…

Comme tous les enfants de mon âge, j’ai commencé à jouer au football à l’âge de 7 ans dans mon quartier à Barcelone où je suis né. De là, les choses se sont enchaînées. J’ai intégré la Masia du Fc Barcelone avant d’atterrir à la Lazio de Rome.

De quelle localité du Sénégal êtes-vous originaire ?

Je suis Sénégalais, mon papa vient de la Casamance. On garde toujours la culture sénégalaise parce qu’on s’identifie à elle.

Qu’est-ce qui retarde votre décision de jouer pour le Sénégal ?

On a discuté avec mes parents et toute la famille. ce n’est pas une décision facile à prendre. Je sais que je suis encore jeune, j’ai l’avenir devant moi. Mais pour ce qui est de mon choix, intérieurement, il est fait. Je compte jouer pour le Sénégal. En discutant avec la famille, on a mis sur la balance le pour et le contre. Et je crois que le moment venu, tout sera clair. Je suis né en Espagne, j’y ai grandi. cette décision est tellement importante qu’il ne faut pas la prendre à la légère.

Alain Giresse, alors coach du Sénégal, s’était rendu à Rome mais les dirigeants lui auraient dit que vous aviez opté pour l’Espagne ?

Non, je suis désolé, moi je n’ai pas parlé avec Giresse. D’ailleurs, on ne s’est même pas vu. Je n’ai parlé avec personne. Mes proches savent que j’aime le Sénégal, je suis les prestations de l’équipe nationale avec intérêt. Même au club, les gens me chambrent si le Sénégal ne gagne pas. Je n’ai jamais refusé de recevoir l’entraîneur du Sénégal. Non, jamais. Je ne l’ai même pas vu.

Avec quel dirigeant sénégalais avez-vous parlé de l’équipe nationale ?

J’ai déjà parlé avec des dirigeants, mais je ne connais pas leurs noms puisqu’on ne s’est jamais vu. Je confirme que des gens m’avaient appelé mais pas plus que ça.

Avez-vous discuté avec Aliou cissé, l’actuel sélectionneur du Sénégal ?

J’ai parlé avec un entraîneur au téléphone, mais je ne sais pas qui c’était.

Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

Non, ça a été juste une prise de contact. On s’est dit qu’on aura le temps de se voir, de discuter du projet et de beaucoup de choses. Vous savez, en football, il est important de connaître l’environnement dans lequel on évoluera.

Pouvons-nous espérer vous voir dans l’équipe du Sénégal pour les éliminatoires du Mondial 2018 ?

J’espère, mais tout ne dépend pas de moi. Il y a un entraîneur et ça dépend aussi du projet.

Posez-vous des conditions pour venir au Sénégal ?

Non, je n’ai pas de condition à poser. La seule chose qui compte, c’est de voir l’entraîneur, discuter avec lui et avoir une idée du projet sportif qu’on propose. Le reste sera déterminé par le terrain.

Suivez-vous l’équipe du Sénégal ?

Bien sûr que oui. Je l’ai toujours suivie et j’ai toujours les couleurs du Sénégal avec moi. Je connais quelques joueurs du Sénégal tels que Moussa Konaté qui a joué à Genoa. À chaque match du Sénégal, je suis face à mon poste téléviseur. D’ailleurs, j’étais très content de la victoire des lions face à Madagascar. On l’a suivi entre amis et au coup de sifflet final, on était tous contents de la victoire.

Quelles sont vos relations avec Boukary Dramé ?

Dramé est comme un grand frère pour moi. On entretient d’excellentes relations. C’est une personne extraordinaire, c’est quelqu’un qui n’hésite pas à nous donner des conseils. Franchement, c’est un gars bien, il n’arrête pas de nous parler aussi de l’équipe nationale du Sénégal qu’il fréquente depuis des années.

Quel objectif vous fixez-vous ?

Comme tous les footballeurs, j’aimerais continuer ma progression dans un très grand club. Là, tout se passe super bien pour moi à la Lazio. On gagne nos matchs, je continue ma progression.

Quel est votre club de rêve ?

Indiscutablement, le Fc Barça reste mon club de cœur, pour être né dans la ville et avoir été formé au club. C’est à l’âge de 16 ans que les dirigeants de la Lazio m’ont vu avant qu’ils n’entament les démarches. Mais, le Fc Barça reste pour moi, le top du top.