MADAGASCAR – SÉNÉGAL REMET EN SELLE LE REPORTAGE RADIO

MADAGASCAR – SÉNÉGAL REMET EN SELLE LE REPORTAGE RADIO

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Le match aller Madagascar – Sénégal (2-2) de ce vendredi comptant pour le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, a été l’occasion pour les amoureux de football de renouer avec la radio.

Contrairement aux autres rencontres de l’équipe nationale du Sénégal, celle contre les Baréa n’a pas été diffusée à la télévision nationale et les supporters des Lions ont été obligés de se rabattre sur la radio privée RFM grâce à la voix de Pape Abdoulaye Der.


Malgré les nombreux coups de fil, rien n’y a fait : le match n’a pas été retransmis par la RTS. Place donc à la radio.


Et il ne manquait que la voix du doyen Abdoulaye Diaw, de Laye Dabo, ces anciens de Radio Sénégal pour nous replonger plus de 30 ans en arrière, quand il fallait avoir des transistors pour suivre les rencontres sportives.


L’attraction principale, c’était le championnat national, mais surtout les matchs de l’équipe nationale du Sénégal, notamment à la fin des années 1980 quand la génération de Jules Bocandé a permis aux Lions de retrouver la grande fête du football continental, après 16 ans d’absence (1968-1986).


A l’époque, des groupes de personnes se regroupaient souvent autour du thé et prêtaient une oreille au transistor qui crachait le son et gare au jeunot imprudent qui aurait la mauvaise idée de trop se rapprocher.


Au mieux, il se ferait rabrouer, s’il ne voit pas une paire de baffes ou des sandales et/ou autres babouches s’abattre sur lui pour lui demander de débarrasser vite fait le plancher.


Mais contrairement aux années 1980, en 2015, les transistors sont rarement visibles, les jeunes et vieux se contentant de brancher leurs téléphones portables pour suivre en individuel la rencontre.


En lieu et place des ambiances familiales avec le transistor placé au centre d’un cercle constitué d’amis ou de proches, c’est le portable avec un écouteur collé à l’oreille qui permet à la majorité des supporters des Lions, au moins en ville, de suivre la rencontre.


Les plus branchés et plus jeunes se sont rabattus sur les réseaux et les sites spécialisés qui donnent l’évolution du score à défaut d’avoir des ‘’webtélés’’ qui montrent les matchs.