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Khadim Ndiaye est actuellement numéro 2 dans la hiérarchie des gardiens de but des Lions, derrière Abdoulaye Diallo. Ce qu’il ne voit pas d’un mauvais oeil. Selon le portier du Horoya AC de Conakry, Aliou Cissé lui avait fait comprendre, dès son arrivée, que le gardien de Rennes est le titulaire au poste de dernier rempart

Khadim, comment avez-vous vécu la défaite contre l’algérie du banc de touche ?

C’était un peu dur car on ne devait pas perdre le match. on a maîtrisé la rencontre en un moment donné mais on n’a pas su être réaliste. l’Algérie nous a encore joué un sale tour comme lors de la coupe d’Afrique. on a été un peu naïf sur une balle arrêtée, on n’a pas pris les devants.

C’est une deuxième défaite après celle enregistrée contre l’Afrique du Sud. Est-ce inquiétant ?

Je préfère avoir des défaites lors des matchs amicaux qu’à l’occasion des compétitions officielles. Cela ne veut pas non plus dire que nous sommes là pour enregistrer des défaites. on a une équipe jeune, une équipe qui doit apprendre. Je pense aussi que les défaites nous servent de leçons.

N’êtes-vous pas déçu d’être resté sur le banc de touche ?

Non. Je ne peux pas dire que c’est une déception, c’est le choix de l’entraîneur. on est trois gardiens de but. Cela ne veut pas dire qu’on est les trois meilleurs gardiens de tout le Sénégal. Nous sommes les trois qui ont eu la chance d’être convoqués en équipe nationale. Donc, celui qui a la chance de jouer doit la saisir. Le coach a choisi laye (Abdoulaye Diallo). Je n’ai rien à dire. laye est un grand gardien. lys et moi pareils. Le fait d’avoir trois gardiens de qualité dans une équipe est une bonne chose. Je n’ai rien à dire sur le choix du coach. Quand je venais en sélection, il m’a fait comprendre que laye est son numéro 1. Je l’ai accepté car j’ai vu qu’il avait déjà joué deux matchs contre le Ghana et le Havre. Cela faisait deux ans et demi à trois ans que j’avais quitté la sélection. Je respecterai toujours les décisions du coach et en même temps, je me prépare à saisir ma chance si on me la donne.

Vous allez quand même vous battre pour vous imposer dans les buts…

Je vais me battre pour l’équipe nationale. À mon retour en club, je vais augmenter mon intensité de travail car je ne veux pas qu’on me surprenne. on ne sait jamais, cela va vite dans le football. Pour aussi dire la vérité, je préfère être n°2, n°3 que de ne pas venir en sélection. À moi de travailler pour mériter la confiance du coach. D’autres entraîneurs étaient là avant lui mais ils ne m’ont pas appelé alors que je faisais de bonnes performances. lui, il est peut-être honnête et juste, c’est pourquoi il m’a appelé. Je ne lui ai pas fait de cadeau pour cela.

D’après vous, quelles sont les failles dans l’équipe nationale qu’il va falloir juguler avant les prochaines échéances ?

Je ne peux pas entrer dans les détails techniques car je n’ai pas fait cette formation. Je sais qu’on a une équipe qui commence à grandir et à gagner en maturité. À mon avis, pour les prochaines rencontres, on fera montre de plus de rigueur, de fond de jeu pour faire plaisir à notre peuple. il se disait qu’on gagnait sans convaincre. Mais hier (entretien réalisé le lendemain du match Algérie / Sénégal), on a bien joué mais on a perdu. le football est un peu compliqué. on va essayer de garder nos acquis et amener ce plus qui nous permettra de satisfaire notre public. l’objectif n’est pas de gagner un match ou cinq, l’objectif est de ramener une coupe d’Afrique en 2017. le match amical contre l’Algérie était d’une grande importance. il opposait deux des cinq actuelles meilleures équipes d’Afrique. tôt ou tard, on retrouvera l’Algérie dans une haute compétition. Et ce jour-là, on saura que le Sénégal a appris.

Quel discours vous a tenu le coach après la défaite ?

le coach a tenu un discours de remobilisation. la manière dont on a perdu le match nous a fait un peu mal. Si on nous avait été malmené et battu, on n’aurait rien à dire. Mais ce n’était pas le cas. Ceux qui ont regardé le match savent que les Algériens n’ont même pas eu d’occasion franche. C’est le foot qui est comme ça. Parfois tu maîtrises un match pour le perdre, on peut aussi te dominer et tu parviens à gagner. Au fur et à mesure des rencontres, on deviendra une grande équipe mature. De ce fait, on gagnera rapidement toutes les rencontres qu’on dominera, on négociera les matchs difficiles pour avoir une victoire ou au pire des cas un nul.

Comment cela se passe avec votre club en Guinée. vous comptez rester là-bas ou aller vers d’autres cieux ?

Jusqu’au moment où je vous parle, il y a un contrat qui me lie au Horoya. En Guinée, j’ai été deux fois nommé meilleur gardien de la saison. J’ai été meilleur joueur de la saison et meilleur étranger du championnat. Maintenant, cela ne me suffit pas. Quand je partais làbas, ce n’était pas pour remporter le championnat guinéen. Mon objectif était de disputer la phase des poules de la ligue africaine des champions en 2017. Dieu a fait que cela fait deux ans que l’on joue la ligue des champions. il y a deux ans, on était à deux minutes de la phase des poules. Mais par la faute d’un mauvais arbitrage en tunisie, on a été éliminé. l’année dernière, on n’a pas eu la chance de beaucoup jouer. On a disputé environ quatre matchs. C’était un peu compliqué de recevoir au Mali. Avec le virus Ebola, on n’avait pas la possibilité de recevoir sur notre terrain, on recevait sur terrain neutre au Mali et deux semaines plus tard on allait chez l’adversaire. on était très tôt éliminé. Cette saison, je pense qu’on jouera chez nous, je pense aussi qu’on atteindra notre objectif parce que le président (Antonio Souaré) a changé beaucoup de choses dans l’équipe. les gens qui étaient là-bas sans se donner à fond dans le travail ont été libérés. il a gardé peu d’étrangers. Pour le moment, je suis au Horoya.