Partager

« Les grosses performances des équipes nationale U20 au Mondial 2015, des olympiques aux Jeux africains de Brazzaville présagent pour les observateurs des lendemains très promoteurs pour le football sénégalais. Mais cette bonne tenue doit être accompagnée d’un encadrement sportif et d’une politique marketing et commerciale adéquate. » C’est ce qu’Arona Diarra, agent marketing au stade Rennais, entend s’occuper au niveau de la Fédération sénégalaise de football.

Après le compagnonnage de Pamodzi et de Sport Vision 21 avec le football sénégalais, l’ancien footballeur de Cfa en France, pense que l’heure est venue de combler le vide existant et optimiser l’organisation, de l’administration de marketing et commerciale de la structure fédérale. «Un moment, il y a eu un appel d’offre de la Fédération à la recherche d’un agent marketing. De l’extérieur, le constat est qu’il y a un réel manque au niveau du marketing et commercial et de l’administration de la Fédération », souligne le natif de Pikine qui engrange une expérience de six ans dans le domaine du marketing commerciale.

Le diagnostic fait, Arona Diarra estime qu’il est prêt à apporter son expertise à l’instance dirigeante du football sénégalais qui, à son avis, manque de réelles compétences au niveau commercial et marketing. «Ce sont les trois piliers dans le projet pour bâtir demain des succès. En tant que Sénégalais, mon rêve est de retourner au Sénégal et d’apporter mes compétences. La fédération a des équipes nationales pétries de talents et qui fonctionnent bien. On a la compétence au niveau des encadrements sportifs mais, il manque une réelle compétence au niveau de l’administration, commerciale et marketing. Mais aussi de la communication, de la billetterie et du merchandising», relève t-il.

L’expert sénégalais pense qu’il est devenu urgent de dynamiser le secteur du marketing afin d’accroître les ressources du sport sénégalais et d’être moins tributaire de l’Etat.

«Sans une organisation administrative, on ne peut pas avoir du succès, ni de réussite. En Europe, il faut savoir qu’une équipe professionnelle sans l’accompagnement de l’administration, cela ne tient pas la route. Le sport sénégalais s’appuie énormément sur l’Etat. Dans une organisation optimale, on devrait avoir de sources de revenues supplémentaires émanant du privé et du grand public. Cela veut dire qu’il faut proposer aux privés des produits, des offres qui leur permettent d’avoir de la visibilité et gagner en image. Toucher le grand public en leur permettant d’avoir une sympathie envers les produits».