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pape alioune ndiaye

Régulièrement convoqué en Équipe nationale depuis le magistère d’Alain Giresse, Pape Alioune Ndiaye ronge toujours son frein sur le banc, en attendant son heure. Samedi, sur la pelouse de Sam Nujoma Stadium, il a aperçu la lumière. Même si ce ne fut que pour les trois dernières minutes du temps règlementaires et le temps additionnel, le bonhomme a savouré.

«C’est un honneur de porter le maillot de sa Nation, pose-t-il. C’est une des principales raisons pour laquelle un footballeur donne tout en club. Le fait d’être appelé, même quand on ne joue pas, c’est un bonheur. Après, chaque joueur a son destin et moi, je suis ambitieux, mais je ne suis pas pressé. Je savais que ces premières minutes arriveraient un jour, tout comme je sais que je peux prétendre à mieux si je continue à progresser en club.»

Pourtant, il n’était pas loin d’avoir plus d’une trentaine de minutes dans les jambes, samedi dernier. Alors qu’il lui a demandé d’aller s’échauffer dès l’entame de la 2emi-temps en compagnie de Stéphane Badji, le sélectionneur a dû changer ses plans à cause de la blessure d’Idrissa Guèye. Mais, suite à la baisse de régime de Cheikhou Kouyaté, lessivé en fin de partie, le nouveau métronome d’Osmanlispor (Turquie) a finalement été la dernière munition d’Aliou Cissé, qui lui a demandé de faire souffler le milieu de terrain dans les derniers instants du match, faisant confiance à sa qualité dans le jeu au sol. S’il n’a pas eu le temps de s’illustrer, manquant une passe sur son premier ballon et réussissant un décalage, finalement sans danger sur le second, se plaignant, après coup, des conditions de jeu en haute altitude («C’est comme si on t’étranglait. En fait, ceux qui ont beaucoup joué ont dû souffrir»), il sait que, même pour 360 secondes, le jeu en valait la chandelle. Et, quand bien même il a de grandes chances de jouer beaucoup plus aujourd’hui, face à l’Afrique du Sud, dans le Challenge Mandela, «PAN» sait également que rien ne vaut l’adrénaline d’un match officiel !