Partager
Lamine Sané
Lamine Sané, défenseur des Lions

L’indisponibilité de Lamine Sané, suite à une blessure contractée en club, oblige le sélectionneur à trouver une solution de rechange en vue du match contre la Namibie, le 5 septembre prochain, à Windhoek.

Lamine Sané, première équation pour Aliou Cissé. Opéré du genou et absent un mois, le nouveau capitaine des Lions fera faux bond à ses coéquipiers pour le prochain regroupement de l’Equipe nationale, préparant la 2e journée des éliminatoires de la Can 2017. Ainsi, pour le déplacement de Windhoek, Aliou Cissé devra composer avec cette donne aussi bien dans la composition de son groupe que dans celle de son onze qui fera face à la Namibie. Dans cette perspective, le sélectionneur des Lions aurait déjà entamé la prise de contacts avec plusieurs défenseurs centraux pour renforcer le groupe et combler cette absence. Il s’agira surtout de trouver le pendant idéal à Serigne Modou Kara Mbodj dans l’axe de la défense.

Voici les principales solutions qui pourraient s’offrir à Aliou Cissé :

ABDOULAYE BA, FENERBAHÇE, 24 ANS, 4 SELECTIONS

Dernière sélection : Sénégal – Côte d’Ivoire (0-2), 13 octobre 2012 à Dakar

Association avec Kara Mbodj : En équipe nationale olympique (U23)

Abdoulaye Bâ est l’une des grandes victimes de la Côte d’Ivoire. Le 13 octobre 2012, sous la houlette de Joseph Koto, les Eléphants infligent au Sénégal une défaite (2-0) suivie d’une élimination de la Can 2013 et, surtout, d’un envahissement de la pelouse par une partie du public du stade Léopold Sédar Senghor. Titulaire lors de cette rencontre et associé à Cheikhou Kouyaté dans l’axe, Abdoulaye Bâ est emporté par le naufrage. Pourtant, il était annoncé comme l’un des futurs patrons de la «Tanière» après un beau parcours en Equipe nationale olympique lors des JO 2012 de Londres où il fut incontournable en défense, sous les yeux de Aliou Cissé, alors entraîneur adjoint, reléguant sur le banc un certain… Kara Mbodj ! S’ils ont été parfois associés chez les U23, la plupart du temps, Kara Mbodj évoluait devant, au milieu de terrain. Absent de la sélection depuis près de 3 ans, Abdoulaye Bâ présente pourtant un profil assez rare en défense centrale. Récemment prêté à Fenerbahce, où il évolue aux côtés de son compatriote Moussa Sow et d’autres stars internationales comme le Portugais Nani ou le Hollandais Robin van Persie, il pourrait voir le bout du tunnel avec l’arrivée aux affaires d’Aliou Cissé. Qui le connaît suffisamment pour pouvoir le relancer…

MOUSTAPHA BAYAL SALL, SAINT-ETIENNE, 29 ANS, 27 SELECTIONS

Dernière sélection : Sénégal – Angola (1-1), le 23 mars 2013 à Conakry

Association avec Kara Mbodj : aucune

La dernière fois qu’il avait été appelé en sélection, l’histoire s’était terminée en eau de boudin. Alors convoqué par Alain Giresse qui faisait ses débuts face à l’Angola en mars 2013 (1-1 à Conakry), Bayal Sall fut même titularisé. Avant de disparaître à jamais du circuit, dénonçant un manque de respect sans entrer dans les détails. Malgré de bonnes performances en club, le divorce avec le staff technique l’avait éloigné de la «Tanière». En son absence, Kara Mbodj et compagnie ont émergé, arrivant même à le faire oublier. Dans son édition d’hier, le quotidien «Stades» révèle que le défenseur de Saint-Etienne serait sur les tablettes du sélectionneur. De quoi espérer un retour du colosse de 29 ans ? Rien n’est moins sûr, car si ce n’est que pour jouer les bouche-trous, ce joueur de caractère sera difficile à convaincre.

PAPY DJILOBODJI, NANTES, 26 ANS, 16 SELECTIONS

Dernière sélection : Le Havre – Sénégal (1-2), le 31 mars 2015 au Havre

Association avec Kara Mbodj : Près d’une dizaine

Autant, parmi tous les candidats, il est celui qui a été le plus associé à Kara Mbodj (en paire comme dans une défense à trois), autant son retour serait le choix le plus improbable. Au même titre que Bayal Sall, Papy Djilobodji a vécu des moments difficiles avec la «Tanière». Mis sur le banc lors du match de prise de fonction du nouveau sélectionneur, face au Ghana, puis écarté pour le premier match officiel suivant, face au Burundi, Papy Djilobodji serait en de mauvais termes avec l’actuel patron de la «Tanière». Incontournable il y a quelques mois dans une équipe où il faisait encore partie des valeurs sûres, il a vu son statut remis en cause par Giresse pendant la Can 2015 en Guinée-Equatoriale, avant que la traversée du désert ne se poursuive après le changement de staff technique. S’il a l’avantage de bien connaître la maison et d’avoir très souvent donné satisfaction, associé à Kara Mbodj dans l’axe, son retour pourrait être rendu compliqué par un autre fait : une situation difficile en club. En bras de fer avec Nantes à propos de ses velléités de départ vers le Celta Vigo, il n’a disputé aucun match depuis la reprise, écarté par le président du club canari, Waldemar Kita, mais continue tout de même de se préparer en solo. Peu probable, un retour en sélection lui aurait certainement fait le plus grand bien, sur le plan psychologique. Encore faudrait-il qu’il y ait un dégel dans ses relations avec Aliou Cissé. Ce n’est pas gagné.

PAPE GUEYE, METALIST KHARKHIV, 31 ANS, 2 SELECTIONS

Dernière sélection : Tunisie – Sénégal (1-2), septembre 2014 à Tunis

Association avec Kara Mbodj : aucune

De tous les candidats, c’est celui qui présente le plus un avantage ponctuel : les intérims, c’est son affaire. Le sociétaire du Metalist Kharkhiv (Ukraine) est plusieurs fois convoqué en Equipe nationale, mais ne compte pas plus de 2 sélections. Souvent appelé pour compléter une liste ou pour pallier un forfait, il présente, à 31 ans, une mentalité très positive et se rend toujours disponible dans un groupe. Pour sa dernière sélection, en septembre 2014 déjà, il avait dû pallier, au pied levé, l’absence sur blessure de Cheikhou Kouyaté. Dans un contexte similaire avec l’absence de Lamine Sané, il présente l’avantage d’être une solution ponctuelle qui ne ferait pas de vagues au retour du capitaine. Egalement de l’aventure des JO 2012 de Londres, il peut se targuer d’avoir été dirigé par Aliou Cissé. Sa convocation pourrait également être une solution pour le mettre sur le banc et privilégier une titularisation d’un joueur déjà présent face au Burundi aux côtés de Kara Mbodj.

Kouyaté, Zargo, Salif, Alfred… Les solutions internes

Pourquoi chercher loin ? S’il faudra certainement remplacer Lamine Sané numériquement dans le groupe, sa place sur la pelouse pourrait revenir à un des piliers du groupe estampillé Aliou Cissé. Ils sont 5 à 6 joueurs, qui présente des expériences diverses au poste de défenseur central. Certains d’entre eux ont même eu à relever le défi en Equipe nationale. C’est le cas de Cheikhou Kouyaté, qui compte près de la moitié de ses sélections en défense centrale, même si depuis son transfert à West Ham, il s’est installé au milieu de terrain. Son entente avec Kara Mbodj pourrait servir. Ils ont évolué ensemble au milieu chez les U23. Récemment transféré au RSC Anderlecht, Kara Mbodj a révélé avoir écouté les conseils de l’ancien pensionnaire du club : Cheikhou Kouyaté. A l’instar de Pape Guèye, Zargo Touré a, lui aussi, souvent joué au dépanneur quand l’occasion se présentait. Sur un côté comme dans l’axe, le sociétaire du Havre sait donner de son corps pour le bien de l’équipe. Il y a aussi un certain Salif, jeune frère du blessé, Lamine Sané ! Milieu défensif, parfois utilisé en défense centrale de façon irrégulière en sélection. Sauf qu’il n’est pas fan du poste. Ce qui lui avait valu quelques bisbilles avec ses dirigeants en club. Mais la situation pourrait ne pas être la même en sélection et on le voit mal refuser une proposition du sélectionneur… Alfred Ndiaye, milieu de terrain de formation, s’est éternisé en défense centrale durant toute une saison en Liga. Cheikh Mbengue et Victor Bindia, latéraux de formation, se sont rarement essayé dans l’axe. Pour Pape Souaré, la donne est inversée : formé en défenseur central, il a fini par faire son chemin sur le côté. Mais, pour lui comme pour Mbengue et Bindia, les chances de les voir associés à Kara Mbodj face à la Namibie sont très minces. Proches de zéro !