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Il sort du silence. Plus d’un mois après sa sortie de la prison des Baumettes, où il avait été enfermé début avril par crainte de risque de représailles après une affaire d’escroquerie, Souleymane Diawara s’exprime dans L’Equipe. Placé sous contrôle judiciaire, l’ancien défenseur de l’OM revient sur sa détention.

« Je ne suis pas un voyou, je n’avais pas ma place là-bas. À l’isolement, on est tout seul dans la cellule, explique-t-il. Après, ça va, on s’adapte. Je ne peux pas me plaindre par rapport à ceux qui purgent de longues peines. Quand j’y étais, je savais que je sortirais bientôt. »

« On se rend encore plus compte que la liberté n’a pas de prix. Tu retrouves ta famille, tes proches… C’était une épreuve, mais bon, il y a quand même des choses plus graves que ce que j’ai vécu », poursuit-il.

« Tourné vers l’avenir », le joueur s’entretient avec un préparateur physique dans l’espoir de retrouver un club de Ligue 1 d’ici la fin du mercato, après un passage d’une saison à l’OGC Nice.

Le 19 mars, le frère de Souleymane Diawara, Adama, et quatre hommes s’étaient rendus à Reillanne dans les Alpes-de-Haute-Provence, au domicile d’un ancien militaire. Ce dernier avait vendu une Porsche Cayenne au footballeur. Ils lui ont réclamé le remboursement d’une somme de 49 800 euros, versée en liquide en 2013, car la voiture était en fait un véhicule volé. L’ancien joueur de l’OM avait déposé une plainte classée sans suite. Les auteurs de cette opération commando assurent n’avoir usé d’aucune violence, ne portant aucune arme.

A la mi-avril, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait confirmé à deux reprises le maintien en détention du footballeur et de son frère, ainsi que des trois autres hommes impliqués dans l’affaire.