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En Norvège depuis 2012, Pape Alioune Ndiaye s’est engagé, hier, avec le club turc d’Osmanlispor pour un contrat de 3 ans. Un choix que le milieu international de 24 ans qui était également suivi par le Celtic Glasgow, Red Bull Salzbourg et le Werder Brême, mais aussi en Chine, aux Émirats Arabes Unis et en Russie, explique par son «envie de jouer dans un grand championnat» pour continuer sa progression. Régulièrement convoqué ces derniers temps en Equipe nationale, «PAN» garde aussi un œil sur la sélection et salive déjà d’un éventuel duo au milieu de terrain avec  Idrissa Gana Guèye, son ancien camarade à l’Institut Diambars.

Qu’est-ce qui explique ce choix de s’engager à Osmanlispor, en Turquie ?

Ça a été un long moment d’attente, parce qu’il y a eu énormément d’offres, mais je ne voulais pas me précipiter et faire le bon choix. Ce sont les raisons pour lesquelles cela a pris un peu de temps. Maintenant, tout est réglé et je pense qu’on va finaliser sous très peu. Cela fait belle lurette qu’ils me suivaient et ont regardé beaucoup de mes matches. Ils m’ont dit qu’ils comptaient énormément sur moi et pensent que je vais vite m’adopter à leur style de jeu. Ils ont récemment recruté de grands joueurs. Tout cela m’a convaincu et a été très excitant pour moi et j’ai hâte de commencer le travail là-bas.

Aviez-vous d’autres offres concrètes ?

Il y a eu des clubs russes, français, allemands… Il y a aussi le Red Bull Salzbourg (Autriche) et le Celtic Glasgow (Écosse) avec qui nous étions en discussions très avancées. Mais ils ont été un peu lents et je n’avais pas très envie d’attendre. Il y avait aussi le Werder Brême, mais ils m’ont demandé d’attendre un peu. Entre-temps, le club turc est arrivé et je pense que c’est une bonne affaire pour les deux parties.

Comment justifier le fait de choisir Osmanlispor au détriment du Celtic et du Werder, qui sont de grands noms du football ?

Je connais bien le Celtic parce que son coach est Norvégien. Il a voulu me recruter parce qu’il connaît bien mes qualités. Aller au Celtic aurait été une bonne chose, mais sportivement, je n’ai rien à regretter. Je pense avoir fait un très bon choix. Je vais jouer dans un très grand championnat avec un grand club. Je pense que c’est très excitant pour la suite de ma carrière.

«Je suis capable de répéter mes performances dans n’importe quel championnat»

Molde et Rosenborg, deux clubs norvégiens habitués aux joutes européennes, étaient aussi intéressés…

Si je devais jouer dans un autre club norvégien, ce serait Molde ou Rosenborg parce que ce sont les deux plus grands clubs de la Norvège. Chaque année, le titre se joue entre ces deux équipes. Mais pour moi, ça n’aurait pas été la progression dont j’avais envie. En toute modestie, je pense avoir fait tout ce que je devais faire là-bas. J’ai joué dans une équipe très moyenne, mais malgré cela, j’ai été meilleur joueur (de D2 en 2013, 15 buts). En D1, beaucoup d’experts disent que je suis le meilleur joueur. Je voulais aller dans une plus grande ligue et montrer autre chose. Après notre dernier match (il avait inscrit le but de la victoire, Ndlr), le coach de Molde m’a appelé et nous avons eu une très longue discussion. Il m’a dit qu’il comptait énormément sur moi. Nous avons bien discuté, mais avec beaucoup de lucidité, je pensais que la meilleure chose était de quitter la Norvège.

Vous avez préféré la Turquie parce qu’elle présente à la fois le challenge sportif et financier ?

Les deux peuvent aller ensemble. Mais je pense que si c’était pour de l’argent, je ne serais jamais allé en Turquie, parce que j’ai reçu des offres de la Chine, des Émirats Arabes Unis, de la Russie et tout le monde sait que ce sont les trois grands pays qui font les meilleures offres financièrement. Mais j’ai envie de jouer dans un grand championnat et continuer ma progression. Je sais que l’argent viendra après.

Qu’est-ce qui explique votre départ en Turquie ?

La Turquie est un très grand championnat. Et son aura va encore augmenter avec l’arrivée de très grands joueurs, notamment Robin van Persie et Nani qui sont des joueurs de classe mondiale. Cela m’a convaincu d’y aller parce que mon ambition est de jouer dans un très grand championnat. Je pense que la Turquie va me permettre de gravir encore d’autres échelons. J’ai envie de montrer que les performances que j’ai faites en Norvège, je suis capable de les répéter dans n’importe quel championnat.

Votre choix est-il lié à votre ambition de continuer à venir en Equipe nationale ?

Je suis en Equipe nationale et je pense que cela va encore me permettre de continuer aussi ma progression en Equipe nationale. Mais comme je l’ai toujours dit, quand tu es bon en club, c’est beaucoup plus facile en Equipe nationale. Être bon en club est le critère pour venir en sélection et je travaille pour cela.

En Turquie, si vous répétez vos performances avec Bodo où vous avez inscrit 37 buts en 3 ans, vous pourriez prétendre à mieux en Equipe nationale ?

Tout joueur estime avoir sa place en Equipe nationale. L’Equipe du Sénégal est très bonne et, sans aucune prétention, je pense pouvoir apporter quelque chose.

Par exemple, en reconstituant votre duo avec Idrissa Guèye ?

Gana, je le connais très bien pour l’avoir côtoyé depuis longtemps (à Diambars). C’est vrai que depuis la formation, on nous disait qu’on avait une belle complémentarité. J’en profite pour le saluer. C’est un très grand joueur avec d’énormes capacités. Cela peut être une très bonne chose et tout ce que je peux dire par rapport à cela, c’est que si ça doit se faire, ça se fera.