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L’équipe fanion de la Casamance, le Casa-Sport de Ziguinchor, a connu une saison difficile. Demba Ramata Ndiaye, entraîneur de l’équipe, l’explique par la vague de départs «inattendus» enregistrée.

A une journée du sprint final, le Casa-Sport de Ziguinchor, 5e avec 36 points au compteur et à 06 points du leader (Niary-Tally), voit le titre lui échapper. Avec 9 victoires en autant de nul pour 7 défaites, Demba Ramata Ndiaye et ses protégés terminent cette saison avec une copie acceptable. En revanche, l’équipe a eu un début de saison difficile avec des résultats pas du tout convaincants. Une performance qui avait fait couler beaucoup de salive dans la capitale Sud du pays. Mais qui n’ébranlait guère l’encadrement technique de l’équipe. Demba Ramata Ndiaye, entraîneur du club, explique ce début de saison compliqué : «L’an passé, nous avions un groupe soudé, qui faisait peur à nos adversaires, malgré les nouveaux joueurs que nous avions. Cette année, malheureusement, des joueurs nous ont abandonnés en cours de route, pour je ne sais quelle raison.» Parmi les joueurs incriminés, certains étaient d’un apport considérable dans l’effectif de l’année passée. Saloum Faal, Lamine Fané, Bakary Daffé sont tous partis sans rien dire, selon le technicien, passablement irrité. «Au Casa, personne n’est star. La star, c’est l’équipe. S’ils ne sont pas là, d’autres prennent le relais, même s’il faut reconnaître que leur absence est s’est fait sentir sur les résultats au début du championnat.» Pour pallier l’absence de ces joueurs, l’équipe a dû faire recours à des Juniors. Autre difficulté sur le chemin du Casa, les longs déplacements. «Tous les 05 ou 21 jours, nous nous déplaçons, et ces Juniors n’ont pas la force de tenir ces longues distances pour ensuite jouer le lendemain ou le surlendemain de notre arrivée», regrette Demba Ramata Ndiaye.

LE CAS ÉMIL PAUL TENDENG «ZOLA»

«Zola, malheureusement, je ne comprends pas sa décision. A l’entame de la saison, il a refusé de renouveler son contrat, à l’instar de ses autres coéquipiers. Il a préféré rester comme ça sans contrat. C’est pour cela qu’il n’a pas joué cette année. Il est vrai qu’il a beaucoup apporté pour le Casa, mais cela ne veut pas dire que son absence a joué sur cette performance inconnue du Casa-Sport depuis le début du professionnalisme, en 2009. Rappelez-vous, lorsqu’on prenait le championnat au détriment des Diambars de Saly, Pape Sané et lui devaient voyager. Et par mesure de prudence, j’ai mis Pape Sané sur le banc et lui, il n’était même pas sur la feuille de match. La veille de la rencontre, il était venu, tard la nuit, dans ma chambre pour me demander de le laisser joué parce que le match était important, mais je lui ai dit niet, tu dois voyager. Au finish, le Casa est sacré champion. Il voulait partir au Portugal, je ne sais qui l’a conseillé de ne pas renouveler sa licence, mais il lui a donné un mauvais conseil. S’il avait accepté de renouveler son contrat, nous userions de nos contactes pour lui faciliter l’accès au Portugal. Mais malheureusement, il est pressé.»