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Soulagement. C’est le sentiment exprimé par Issa Cissokho quelques heures après avoir rejoint son nouveau club, le Genoa en Serie A italienne. Dans une interview accordée à France Football, le défenseur des Lions dit sa satisfaction d’avoir franchi un nouveau palier. Il revient aussi sur son passage à Nantes, ses passes d’armes avec son exprésident et ses ambitions pour la tanière.
«Forcément… Je suis soulagé mais aussi très content d’avoir signé ici, d’autant plus que je rejoins mon pote Serge Gakpé. Et il y a pas mal de francophones dans l’équipe comme Alassane També (formé au PSG), Tino Costa (ex- Montpellier) ou Sébastien De Maio, un Français qui a fait sa carrière en Italie. Pour mon adaptation, ça va m’aider…», a, en effet, dit Issa Cissokho après avoir rejoint son nouveau club. Revenant sur les lenteurs notées dans les négociations le désormais ex-nantais souligne : «Moi, je m’étais mis d’accord assez rapidement avec le club, mais il fallait aussi que le Genoa trouve un accord avec Nantes. Au final, tout le monde y a trouvé son compte et c’est le plus important». Sur son choix du Genoa, il explique : «J’avais besoin d’un nouveau challenge. Il y a un  énorme ferveur autour du Genoa, qui est le club le plus ancien d’Italie. Ça m’a tout de suite parlé». Et d’ajouter : «On va jouer la Juve, Naples, les deux Milan, la Roma… Ce n’est quand même pas rien, même si c’est aussi le fruit de mon travail. Quand je regarde en arrière, je me dis que j’ai fait quelque chose d’extraordinaire. Et ce n’est pas terminé. À moi de faire ma saison pour continuer sur ma lancée. Aujourd’hui, l’important, c’est que je sois heureux, que je joue et que je prenne du plaisir». Interrogé sur les attaques de son ex-président, Waldémar Kita, il tempère : «Le président, c’est le président. Il a le droit de s’exprimer comme il le souhaite. Ce sont ses mots. Pour moi, le plus important, c’est que je pars en de bons termes avec le club et les supporters. Je ne veux retenir que le positif». Du FC Nantes, il dit garder «de très bons souvenirs. C’est le club qui m’a donné ma chance, qui m’a offert mon premier contrat professionnel. J’y ai connu beaucoup de choses, dont la montée en Ligue 1, un moment de joie intense, sûrement mon meilleur souvenir làbas. Aujourd’hui, c’est un peu dur de partir, ça fait vraiment bizarre. Nantes, c’est une grande partie de ma carrière. Si j’en suis là, c’es  aussi grâce à eux…» Issa Cissokho dit également garder dans un coin de la tête la sélection du Sénégal. «C’est toujours quelque chose d’immense de jouer pour son pays. Au Sénégal, la vie est très difficile et le football est une passion pour tous. Pour moi, c’est très important de jouer pour la sélection. Le coach, Aliou Cissé, n’a pas encore fait appel à moi, mais je vais tout faire pour me montrer avec le Genoa», a encore dit le latéral droit des lions.