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Gana-gueye

Le transfert d’Idrissa Gana Guéye à Aston Villa en Angleterre est comme une suite logique dans la trajectoire de sa carrière. Tant l’ancien lillois, resté au LOSC pendant 5 ans, a crevé l’écran au fil des saisons. Et pourtant, le milieu de terrain des Lions aurait pu ne jamais intégrer l’institut de Saly. N’eût été le choix de Saër Seck d’user de son pouvoir discrétionnaire de président pour le recruter, après qu’il a été recalé à l’avant-dernière phase des tests de Diambars.
«Je suis satisfait et très fier de Gana Guèye même si on n’est pas surpris de son transfert en Angleterre», se réjouit Saer Seck, invité à se prononcer sur le transfert du milieu sénégalais. et de poursuivre : «On le suit depuis son arrivée à Lille où il a fait un parcours honorable. Dans un passé récent, on avait beaucoup insisté auprès de Lille pour qu’ils prennent le joueur. À l’époque, ils n’étaient pas convaincus et on a dû lui faire signer un contrat de stagiaire gratuit pour lequel l’Institu  Diambars n’a rien gagné. Le LOSC devait payer un an après si le gosse arrivait à gagner la confiance du club. Et Idrissa a fait son devoir, il a réussi à prouver que c’est un joueur sur qui on pouvait compter. Il s’est fait une place et a gagné le pari de la réussite. C’est un sentiment de bonheur qu  m’anime, et c’est aussi une satisfaction pour Gana qui a des qualités morales et un comportement respectueux». et pourtant, révèle Saer Seck, Gana Guèye a failli ne jamais intégrer Diambars. «Quand on a fait l’avant-dernière phase des tests de Diambars, c’est-à-dire le dépouillement, j’ai regardé la liste, Idrissa Gana n’y figurait pas. Et comme j’assistais aux tests, j’ai demandé aux techniciens : mais où est Idrissa Gana Guèye ? On me répond qu’il n’a pas été pas retenu. Et comme j’ai un pouvoir discrétionnaire en tant que président de l’Académie, j’ai ordonné qu’on fasse revenir le gosse sur la liste. Et c’est ainsi qu’il a participé à la dernière phase de test. Depuis, il a intégré le groupe et on connaît la suite. Quelque part, je me considère comme le père du gosse. Le temps m’a donné raison, il a prouvé que c’est un bon joueur et il a fait ses preuves. Il a un talent et il fallait le booster pour qu’il affirme toute sa personnalité. Franchement, il ne m’a pas déçu», conclut fièrement le patron u centre de Saly.