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Gana gueye

 A la porte de la Premier League, en attendant le dernier réglage avec Aston Villa, Idrissa Gana Gueye n’est pas exempt de sondage, quant à sa capacité à réussir une adaptation rapide. Il y a des raisons de croire en sa longévité, dans un championnat réputé être le plus physique au monde. 

Alain Giresse était dubitatif à la sélection de Diafra Sakho en sélection. Le technicien Français avait des doutes quant à la maturité du meilleur buteur de la Ligue 2 avec Metz, fraichement transféré à West Ham à s’épanouir en Premier League. Parce que le prodige de Génération foot n’avait aucune expérience en Ligue 1.  Pour Giresse, il y a un temps d’adaptation à assurer, quand on débarque en Angleterre. L’attaquant des Hammers a vite fait de dissiper cette inquiétude qui planait sur son intégration en Angleterre, en se taillant une place dans le gotha des meilleurs buteurs, avec 12 réalisations. Un baptême de feu réussi. Tout le contraire pour Pape Ndiaye Souaré qui s’est cassé les dents, d’entrée avec Crystal Palace. En provenance de Lille, le prodige de Diambars a connu un début difficile, pour s’intégrer. Avant ces jeunes pousses, il y a certains joueurs de la vieille garde qui se sont heurtés à la réalité de la Premier League. Aliou Cissé, actuel entraineur des Lions à Birmingham City, Pape Bouba Diop à Portsmouth, Salif Diao à Liverpool, ont peiné  et n’ont jamais pu trouver la bonne formule pour s’imposer dans ces équipes. Idrissa Gana Gueye, sur le point de déposer ses baluchons en Angleterre, n’est pas exempt d’un sondage sur sa capacité à réussir une adaptation rapide. Pourtant, il y a des raisons de croire à sa longévité dans un championnat réputé être le plus physique au monde.

Le potentiel du joueur

L’Angleterre, c’est du lourd. Il faut avoir du coffre pour s’en sortir. En général, les milieux défensifs sont des joueurs au gabarit impressionnant, à  l’image de Yaya Touré, John Obi Michel, Michel Essien, dans ses grands jours. Gana Guèye n’a pas cette masse athlétique, mais n’a rien à envier à ces joueurs sur le plan technique et tactique. Et ce n’est pas non plus un brin fébrile physiquement. Le milieu défensif sénégalais s’est fait une réputation dans des registres de jeu, en club comme en sélection, ne lui permettant pas une mobilité dans les surfaces de réparation adverses. Il était confiné, dans les deux cas, devant la défense. Dans un espace d’expression restreint, le frangin de Pape Ndiaye Souaré a tiré son épingle du jeu, avec son aptitude technique. Et depuis, il a montré de l’audace dans le camp adverse. Ses buts marqués cette saison, en France, sont la belle illustration d’un joueur capable de créer le surnombre dans la surface adverse.

Il s’est préparé en conséquence

Sur le départ de Lille, Gana Gueye a clairement fait savoir son choix. «Tout le monde sait que l’Angleterre est un championnat qui m’attire, même si je ne suis pas fermé aux autres championnats», avait-il précisé. Le taulier de Lille nourrit ce rêve depuis très longtemps. S’il arrive à un accord définitif avec Aston Villa qui a proposé 12 millions d’euros, Gana serait déjà préparé à aborder le championnat le plus endurant au monde. Aussi, avec une forte colonie de joueurs sénégalais, le désormais ancien Lillois ne sera pas dépaysé.

Il a appris de Souaré

La Premier League, ce n’est pas du beurre à couper. Une réalité qui n’échappe pas à Gana Gueye qui a appris du début difficile à Crystal Palace de son frangin, Pape Ndiaye Souaré, en provenance de Lille. L’ancien latéral gauche des Loscs s’est planté, au bout de deux rencontres, à son arrivée, avant de se retrouver sur le banc de touche. Le rythme de la Premier League anglaise était très élevé pour lui. Souaré s’est vite ressaisi avec détermination sans faille. Le joueur de Crystal Palace sait déjà faire la nuance entre le foot Anglais et le foot Français. «Le jeu change par rapport à la France, ici (Angleterre), ça va un peu plus vite», a déclaré l’international sénégalais au micro de la BBC.