Equipe nationale, Henri Camara: « Il reste beaucoup à faire »

Equipe nationale, Henri Camara: « Il reste beaucoup à faire »

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Le détenteur du nombre de sélections en équipe nationale du Sénégal, Henri Camara, s’est prononcé sur la prestation des Lions face au Burundi. Victorieux certes, les Lions n’ont pas séduit de par leur jeu lors de match disputait au stade Lépold Senghor (3-1). Selon Henri, il reste beaucoup de travail au sélectionneur national, Aliou Cissé.

« J’ai suivi le match contre Burundi avec un intérêt particulier. Comme tout le monde, je pense que l’essentiel était de gagner, mais il faut en même temps reconnaitre qu’il reste beaucoup de choses à faire. Quand on joue à domicile, il y a un caractère dont on doit faire montre pour se faire respecter par l’adversaire. On ne doit pas jeter l’invective sur Aliou Cissé parce qu’il a trouvé un chantier énorme et il n’en est qu’à son troisième match avec l’équipe nationale. Il est clair qu’on ne peut pas lui demander de réinventer la roue. Par contre, des rectificatifs s’imposent. Quand on a une équipe avec certains joueurs au-dessus de leurs adversaires, on se doit d’abréger le match en première période » confie le lapin flingueur.

Henri Camara jette en bloc les excuses de certains spécialistes qui pensent que les joueurs sont cramés en cette fin de saison ce qui justifie leur mauvaise prestation face aux Hirondelles.

« Aujourd’hui des techniciens évoquent la fin de saison pour justifier le manque de rythme de l’équipe, mais je pense que c’est un faux-alibi. C’est en cette période-là que qu’on a souvent joué nos matches. Mais on montrait tout le temps à l’adversaire qu’on était maitre à la maison. On ne donnait pas à l’adversaire l’occasion de nous titiller. Encore une fois, le Sénégal a un  groupe qui peut battre à plate couture tous ses adversaires de groupe à l’aller comme au retour. » laisse entendre l’homme aux 99 sélections. Toutefois Henri pense que les attaquants doivent toujours en vouloir plus et concrétiser les occasions qui se présenteront à eux. « Nous avons des attaquants qui vont vite en l’occurrence Mame Biram Diouf et Moussa Konaté. En tant que grand frère, je leur demande de ne pas trop vite se rassasier. Ils doivent faire montre d’une grande envie pour achever l’adversaire si l’occasion se présente. »