PARTAGER
zargo

Quelle analyse faites-vous sur le parcours de l’équipe nationale lors des éliminatoires de la CAN?

D’abord, je suis très content de cette qualification et du parcours qu’on a réalisé puisque l’équipe nationale ne s’est pas qualifiée à la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Je pense que l’équipe a réalisé un parcours exceptionnel que peut-être beaucoup n’attendaient pas surtout après ce qui s’est passé dernièrement c’est à les éliminatoires aux barrages du mondial au Brésil et de la CAN en Afrique du Sud.

Selon vous, qu’est ce qui a été le plus déterminant dans ces éliminatoires?

C’est simple, l’équipe n’a jamais baissé les bras du début à la fin même avant d’affronter le Botswana où on était déjà qualifié. Du coup, nous étions tous déterminés pour la qualification malgré notre poule qui était relevée avec deux équipes maghrébines sans oublier que notre pays ne s’était pas qualifié pour la CAN en 2013. Donc, c’est ça qui a été le plus déterminant dans ces éliminatoires. Il fallait se donner jusqu’au bout.

« Les matchs face à l’Egypte au Caire et la Tunisie à Monastir m’ont marqué »

Mais au début, aviez-vous cru à la qualification surtout après la défaite face à la Tunisie?

Bien sûr ! On l’a tous crue malgré cette défaite face a la Tunisie parce qu’on voulait aller chercher cette qualification pour notre génération afin qu’on puisse montrer à tout le monde, qu’on est capable de faire quelque chose. Même avant la défaite, l’équipe a toujours crue à la qualification, bien avant même les éliminatoires.

En tant qu’un des acteurs de cette qualification, parmi les six matchs, lequel vous a le plus marqué?

C’est les matchs contre l’Egypte et la Tunisie cher elles.

Pourquoi ?

Face à la Tunisie à Monastir, certes on a été battu, mais, nous avions donné le maximum en faisant peur aux Tunisiens devant leur public. On a manqué de chance ce jour là mais nous avions la maîtrise du jeu.

Face à l’Egypte au Caire, nous avions joué sans complexe avec beaucoup de détermination. C’était une rencontre qu’il ne fallait pas perdre. J’étais sur le banc mais j’avais comme l’impression que j’étais sur le terrain car l’ampleur de la rencontre était forte. Autre chose, c’est ce jour là que le Sénégal s’est qualifié pour la CAN. Ce qui sera inoubliable.

Mais tous les matchs ont été importants et les deux premières victoires ont aussi tout changé après.

C’est quoi donc le secret de cette réussite avec un parcours honorable de quatre victoires, une défaite et un nul pour un seul but encaissé?

C’est le travail et l’équipe y a toujours cru. Il y avait une belle entente et je pense que cela va continuer durant et après la CAN. Vous savez, il est très important d’avoir un groupe soudé et mobilisé. En gros, c’est ce qui a fait notre force durant ces éliminatoires.

Personnellement, pensez-vous que le groupe a atteint la maturité pour rivaliser avec les grandes nations?

On a un équipe jeune avec des joueurs qui se connaissent très bien sans oublier aussi qu’il y a des anciens qui son déjà là. Cela reste un atout pour l’équipe. Donc, je peux dire qu’on a cette maturité pour rivaliser avec les grandes nations.

« Il faut laisser Giresse faire son travail »

Comment jugez-vous votre prestation lors des éliminatoires?

Je suis content et fier de représenter mon pays lors de cette qualification où j’ai disputé trois rencontres comme titulaire. Pour ma prestation, je ne peux pas trop parler de moi, mais j’espère que j’ai été correcte dans les rencontres auxquelles j’ai participé.

Mais considérez-vous comme un titulaire ou bien un joueur qui est là uniquement pour dépanner en cas de forfait de quelqu’un?

Non ! Je me considère comme un joueur de l’équipe nationale, c’est tout. Si je remplace un joueur blessé, c’est le choix du coach mais je suis là pour servir mon pays.

En parlant du coach, Giresse, pensez-vous qu’il peut faire l’affaire à la CAN malgré les critiques?

Il y a des critiques partout même le meilleur coach du monde on le critique. Donc on doit laisser Giresse faire son travail comme il l’a fait jusqu’à ce qu’on se qualifie pour la CAN. Et le peuple est content de cette qualification. C’est ça le plus important.

Donc, on peut dire que Giresse est l’homme de la situation ?

Oui ! Si le Sénégal s’est qualifié à la CAN, c’est notamment grâce à Giresse qui a n’a jamais cessé de nous apporter son soutien. Il discute beaucoup avec ses joueurs. C’est quelqu’un de bien.

Le tirage c’est pour bientôt, avez-vous une préférence d’adversaires?

On n’a pas de préférence d’adversaires puisqu’il s’agit d’un tirage au sort. On attend pour voir ce que ça va donner.

« A la CAN, on prendra match après match »

N’empêche, vous ne souhaitez pas tomber sur de grosses pointures ?

Le problème ne se situe pas là. Durant les éliminatoires, on était dans une poule avec deux grandes équipes, la Tunisie et l’Egypte, mais on s’en est sorti avec quatre victoires. Donc, je pense que quelque soit l’équipe qui se présentera devant nous, on sera prêt à l’affronter.

Selon vous, quel sera le statut du Sénégal à la CAN?

On ne brulera pas les étapes, on sait d’où l’on vient et où on veut aller. On va prendre match par match pour atteindre notre objectif. On n’a pas besoin d’être favori. Le plus important, c’est de remporter ses matchs.

Ce sera quoi l’objectif ?

Aller le plus loin possible tout en essayant de sortir du premier tour d’abord après on verra. Mais l’objectif principal, c’est de remporter la CAN s’il prête à Dieu.