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Idrissa Gana Guèye a produit le pire de ses matchs avec les Lions, samedi dernier, face aux Pharaons. Un fait nouveau dans la performance du joueur en sélection.
Le lillois a entamé la rencontre face à l’Egypte, tambour battant. Il a même été à l’origine de la balle de but, sur une incursion personnelle à l’entrée de la surface de réparation égyptienne (8’). Un coup de pied arrêté bien exécuté qui a permis à Mame Birame Diouf de planter l’unique but de la rencontre. C’est après cette action que le prodige de Diambars va disparaitre de la circulation, avant de réapparaitre dans les ultimes minutes du temps réglementaire (88’). Une action similaire à celle du but. Sans apport sur le plan offensif, ce repli défensif était certainement cautionné par Alain Giresse. Parce que bien que transparent, Gana Guèye a joué l’intégralité du match. Au regard de cette remarque, on peut parler de «consigne de coaching». Ce qui ne serait pas totalement rationnelle. Parce que le joueur était complètement cramé. Dans un jour sans. Oui. Gana Guèye, au regard de ses perfs par le passé, a été terne, aucune initiative, à part les deux coups de pied arrêté (8’ et 88’) qu’il a occasionnés. Le poids de la fatigue a eu raison du joueur. Une des pièces maitresses de Lille et des Lions. En sélection, Gueye n’a raté qu’une seule rencontre (contre le Mali en amical) sur les 14 matchs, sous Alain Giresse. En club, en général, il participe à 3% des buts de Lille. Et à domicile, le milieu de terrain sénégalais est l’un des meilleurs Lillois, avec une participation de 5%. Son seul but inscrit est arrivé après 810 minutes de jeu (9ème journée contre Ajaccio, la saison écoulée). Ce qui indique que le rôle du coéquipier de Pape Ndiaye Souaré est réduit strictement à défendre. En dépassant la barre de 100 matchs depuis la saison dernière, plus quelques matchs cette saison, il y a de quoi être cramé.