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«Nous allons jouer sur un ton purement offensif, mais sans oublier la défense, surtout que les «Lions» sénégalais se distinguent par leurs contre-attaques rapides. Il est clair que notre mission ne sera pas aisée, ce samedi, mais on n’a pas d’autre choix que de gagner et nous sommes tous déterminés à réaliser notre objectif», affirme Alaa Nabil, l’adjoint de Shawki Gharib.  «Cette rencontre est très importante pour nous. Ou l’on gagne et on reste dans la course, ou bien on perd et on perd tout», affirme Amr Al-Soulaya, milieu d’Ismaïli et de la sélection égyptienne. Des propos qui en disent long sur la situation critique dans laquelle se trouve la sélection nationale, avant sa rencontre capitale contre le Sénégal, ce samedi, au stade du Caire. Troisième dans le groupe G avec 6 points, les «Pharaons» n’ont d’autre choix que de battre le Sénégal en vue de se qualifier pour la CAN. Selon le système des qualifications, les deux premières équipes de chaque groupe (il y en a 7) se qualifient automatiquement pour la compétition continentale. Une place supplémentaire est réservée à la troisième meilleure équipe.

Les «Pharaons» devront, donc, batailler ferme contre le Sénégal, mais aussi contre la Tunisie le 19 novembre prochain à Tunis, pour décrocher leur billet pour la prochaine CAN. La sélection paie la facture de son mauvais départ dans les qualifications (Une défaite de 0-2, à Dakar, contre le Sénégal et une autre de 0-1, à domicile, contre la Tunisie). C’est grâce à leur double victoire contre le modeste Botswana, que les «Pharaons» se sont replacés dans la course. Le problème est que le Sénégal est autrement plus fort que le Botswana: il se présente comme l’une des meilleures sélections du continent.

Le facteur chance a joué contre les «Lions» sénégalais lors de leurs deux rencontres face à la Tunisie (Nul vierge à la troisième journée et défaite à la dernière minute à la 94e alors qu’ils jouaient mieux que leurs adversaires). Il est clair cependant que le sélectionneur français, Alain Giresse, a réussi à bâtir une équipe solide et capable de rééditer l’exploit de 2002. Avec un excellent milieu de terrain, les Sénégalais imposent leur domination sur le terrain. Ils disposent d’attaquants rapides comme Papiss Cissé, Diafra Sakho, et Moussa Sow. La mission des défenseurs égyptiens ne sera, donc, pas facile samedi. «Il est clair qu’il existe une grande différence entre le Botswana et le Sénégal. Cette dernière rencontre exige une tactique différente et une concentration au maximum, car il n’y aura pas de place à l’erreur face à cette formation», a affirmé Chawqi Gharib lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion du début des préparations des «Pharaons».

Nombreuses absences

La tâche des «Pharaons» ne sera pas facile, surtout qu’il y a beaucoup de blessures dans les rangs de l’équipe. Le premier attaquant de la sélection, Amr Gamal, a été victime d’une rupture des ligaments croisés au genou, lors de la rencontre entre Ahli et Assiouti Sport, au Championnat égyptien. Le latéral gauche d’Ahli Djeddah et de la sélection, Mohamad Abdel-Chafi, souffre à son tour d’une déchirure musculaire, et il a été aussi écarté des rangs. Le défenseur d’Al Ahli, Saad Samir, ne sera pas non plus disponible pour la rencontre de Samedi, de même que le milieu d’Ismaïli, Hosni Abderabou, et le gardien d’Al Ahli, Chérif Ekrami. Le milieu talentueux de Zamalek, Ayman Hefni, souffre aussi d’une déchirure musculaire et il a besoin de deux semaines de repos. Gharib dispose de bons remplaçants comme Ali Gabr qui peut remplacer Saad Samir et Amr Al-Soulaya qui peut suppléer Hosni Abderabou. Mais le grand problème réside dans l’absence d’Amr Gamal et d’Abdel-Chafi. Gharib à dû convoquer l’attaquant d’Ahli, Emad Meteab, après une longue période d’absence, pour remplacer Gamal. Quant à Abdel-Chafi, la meilleure solution pour remédier à son absence est de déplacer Ahmad Fathi de son poste de latéral droit à gauche. «Nous avons subi un vrai choc avec l’absence de ce duo. Nous allons essayer de trouver des solutions en changeant notre méthode de jeu», confie Alaa Nabil, l’entraîneur adjoint des «Pharaons». Malgré ces difficultés, les coéquipiers de Mohamad Salah n’ont pas le droit à l’erreur samedi, car les Égyptiens ne toléreront pas un troisième échec de leur sélection qui a raté les deux dernières éditions de la CAN.