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Sadio mané

Si le Sénégal veut retrouver son éclat des années 2000, il va devoir tirer parti d’un secteur offensif où les joueurs de talent se bousculent, à l’exemple de l’une des révélations du début de saison en Premier League : Sadio Mané, de Southampton, qui occupe actuellement la deuxième place, derrière le géant Chelsea.

Mané est arrive en Angleterre en provenance du club autrichien de Red Bull Salzbourg en septembre. « J’espère et je suis convaincu que nous allons réussir à garder ce rythme et ce niveau jusqu’à la fin de la saison », assure l’attaquant de 22 ans au micro de FIFA.com. « Évidemment, en Premier League il y a toujours trois, quatre ou cinq équipes mieux armées que les autres pour jouer les premiers rôles, mais il y a également assez souvent des petites surprises. Aujourd’hui, c’est nous. Mais il faut être réaliste. Ça va être dur de rester là où nous sommes. Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour garder cette place et dans mon esprit, cela ne fait aucun doute : nous avons le potentiel pour le faire et nous allons le faire », soutient-il.

Avant de débarquer au St Mary’s Stadium, le Sénégalais a pourtant eu d’autres propositions. « Southampton est un club avec une longue tradition de football », justifie-t-il. « J’ai toujours rêvé de jouer en Premier League et j’ai eu un très bon feeling lors de mon premier contact avec Southampton. La philosophie des dirigeants, leur façon d’améliorer l’équipe par petites touches avec des transferts intelligents, l’environnement du club et l’arrivée de Ronald Koeman, un entraîneur très professionnel et un monstre d’expérience : tous ces éléments m’ont convaincu. »

Comme chez lui
Mané, qui a commencé sa carrière en Europe au FC Metz avant de rejoindre Salzbourg, a convaincu dès ses premières performances. Fin octobre contre Stoke, il a inscrit le but de la victoire et propulsé ainsi les Saints à la deuxième place. « Il y a un excellent esprit d’équipe ici. J’adore ça », apprécie le Sénégalais. « L’encadrement technique et tous les fans m’ont également beaucoup soutenu pour que je m’intègre le plus vite possible. Aujourd’hui, je me sens complètement chez moi ici. »

De quoi briller également dans son autre « chez lui », le Sénégal. Après avoir atteint le deuxième tour de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF quatre fois de suite, le Sénégal en a été absent quatre fois d’affilée également. À deux reprises au cours des quatre dernières éditions, les Lions de la Teranga ont même manqué la qualification pour la phase finale. Dans le Groupe G des qualifications, le Sénégal est bien parti, mais devra engranger des points contre l’Égypte le 15 novembre au Caire et le 19 à Dakar face au Botswana. « Notre groupe est très relevé », explique Mané. « Contre l’Égypte, ça va être un match à six points. Mais nous avons les joueurs et les capacités pour gagner et faire un grand pas vers la phase finale. On sait qu’à la CAN, il y a toujours la crème du football africain. »

Une grande responsabilité
Impatient d’en découdre, Mané aura un rôle à jouer lors de ces deux rencontres cruciales, avec désormais un statut de cadre et de star à assumer. « C’est une grosse responsabilité mais en même temps, je suis fier d’être régulièrement convoqué en sélection à un si jeune âge », savoure-t-il. « J’apprends énormément des anciens et en même temps, j’essaie de donner l’exemple aux plus jeunes. Dans cette équipe, il y a en ce moment un très bon équilibre entre expérience, technique et jeunesse. Ça crée un état d’esprit très intéressant. »

Mané, qui a porté le maillot du Sénégal pour la première fois en 2012, est à la fois optimiste et prudent par rapport à l’avenir des Lions de la Teranga. « Sans être prétentieux, je crois que nous allons bientôt retrouver une place plus conforme à notre rang à l’échelle internationale », estime-t-il. « Il faut créer une mentalité collective positive. Si nous tirons tous dans le même sens, nous pouvons aller loin. C’est un processus à long terme, que chacun d’entre nous peut influencer. Nous avons notre destin entre nos mains. J’ai confiance. Nous allons y arriver. »