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À peine titularisé dans son club à Brescia en fin de saison dernière, Racine Coly (19 ans), défenseur central, raconte ses débuts difficiles en club, et évoque certaines questions relatives à la situation du club. Entretien

Comment s’est passé votre voyage en Italie ?

Avant d’aller à Brescia, je jouais au Racing Club de Dakar où j’ai passé une saison. L’agent Sidy Fall a emmené le fils du président à Dakar, il m’a vu jouer et c’est ainsi que je suis parti faire des tests en 2012 durant trois mois. Je suis rentré au Sénégal pour une durée de quatre mois, c’est ainsi qu’on m’a notifié que je suis accepté à Brescia. J’ai signé avec eux un contrat de quatre ans.

Et votre intégration à Brescia ?

C’était dur, j’avais des problèmes pour obtenir ma licence. J’ai passé des mois à m’entraîner sans pouvoir jouer. Durant un an et demi, mes papiers administratifs n’étaient pas réglés. Parfois, le coach m’écartait car je ne pouvais rien apporter au groupe. Heureusement, avant la fin de la saison, ma licence est sortie. C’est ainsi que j’ai commencé à jouer.

12ème sur 22 équipes la saison écoulée en Serie B, ce n’est pas très fameux…

Nous sommes un grand club Brescia, l’année dernière, nous avons joué les play-offs avant d’être éliminés. Cette année, nous avons eu des difficultés, on verra bien l’année prochaine.

Brescia ne joue plus en D1 depuis plus de 3 ans, pensez vous retrouver l’élite du Calcio ?

Je viens d’arriver à Brescia. Pour l’accession en Serie A, je pense que le problème du club se trouve au niveau du recrutement. Nous n’avions qu’un seul bon attaquant et il est un peu âgé. C’est dur pour lui tout seul de prendre en main le destin du groupe. Pour gagner un match, il faut marquer des buts. Brescia n’a pas de relève. En plus, on a changé trois coachs durant cette saison, tout cela a des répercussions préjudiciables au groupe. Un coach vient avec son système et, au bout de trois mois, on le renvoie, un autre arrive et ainsi de suite. Tout cela perturbe les joueurs.

Vous avez l’âge olympique, pensez-vous à la sélection ?

Bien sûr. Et pas seulement aux Olympiques mais également à l’équipe nationale. C’est mon rêve. Tout petit, je partais au stade pour regarder El Hadji Diouf et les autres. Je viens d’être titularisé en club, il me faut plus de visibilité pour que les Sénégalais et le staff des Lions sachent ce que je fais.

Stades