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Avec 200 matchs dans les jambes, en 08 saisons, en Ukraine avec le Metalist Kharkiv, Papa Guèye ne s’est pas illustré sous le magistère d’Alain Giresse, pourtant homme de confiance de Joseph Koto dans la charnière centrale. Paradoxal à son avis. En vacances dans son village, à Sébi-Ponty, dans le département de Rufisque, il s’est confié à Rewmi Quotidien.

Entretien 

Comment se passent les vacances ?

Tranquille ! Je me sens mieux à Sébi-Ponty. Mon quotidien reste le même, depuis 09 ans. Le rituel est les parties de football et les discussions au tour du  thé avec les amis. Excepté quelques jours que je passe parfois à Paris, je passe toujours mes vacances dans ce village avec plaisir.

Parle-nous de votre saison en Ukraine…

C’est plus ou moins bien si on se réfère à nos derniers statistiques. Il y a 08 ans, Metalist Kharkiv finissait toujours dans le trio de tête. On valsait entre la première et la deuxième place. Cette saison, notre plus mauvais positionnement est  la troisième place. Exceptionnellement, on a fini troisième cette saison. Cette régression est due au conflit qu’a connu récemment le pays. Ces troubles nous ont beaucoup affectés,  parce que notre président était très lié à l’ancien chef de l’État d’Ukraine. Mis à part cela, l’équipe a été bouleversée par des mouvements.  Il y a eu la démission de notre coach,  le départ de certains joueurs,  notamment, Souza vers  Atletico, ainsi que le meilleur buteur du club transféré à Moscou, plus précisément à Rubin Kazan. On était leader jusqu’à la 18ème journée.

Homme de confiance de Joseph Koto, Papa Guèye passe inaperçu sous l’ère Alain Giresse. C’est quoi le problème ?  

C’est vrai que j’ai été convoqué avec Giresse,  mais je n’ai jamais joué avec lui. C’est regrettable. Mais, je prends cela avec philosophie. Je pense que c’est juste dû à un problème de choix. Il y a plein de joueurs sénégalais qui rêvent d’être  en sélection. Ce n’est donc pas facile de choisir. Je ne peux qu’encourager les autres qui ont bénéficié de la confiance du coach.

Vous avez livré 200 matchs avec Metalist, c’est paradoxal que vous ne soyez pas sollicité.

J’ai reçu cette année un satisfecit de mon club pour avoir totalisé 200 matchs sous ses couleurs. C’est un temps de jeu suffisant qui compte beaucoup pour moi. Et qui prouve ma régularité dans ce championnat. Visiblement, cela n’est pas un argument valable pour le staff.  Paradoxal,  oui,  je dirai. Mais, je dirai toujours que c’est un choix du coach. Il a ses raisons …..

Quelle est votre ambition pour la prochaine saison ?

Je ne sais pas de quoi demain sera fait. J’ai bien l’intention d’aller voir ailleurs. Mais, je me sens bien pour le moment en Ukraine. J’ai l’affection de tout le monde là-bas. Je ne manque pas de propositions, mais le club ne veut pas me laisser partir. Donc,  promis, je serai joueur de Metalist, la saison prochaine.

 

REWMI