PARTAGER
Diafra Sakho

Première titularisation, premier but. Le meilleur de la Ligue 2 française a fait une entrée tonitruante dans la Tanière. Diafra Sakho (24 ans) prend date. Le Messin est persuadé que la qualification à Maroc-2015 est dans les cordes des Lions. Dans cet entretien avec STADES, il évoque divers autres sujets dont son avenir en club. Entretien

Comment avez-vous vécu vos deux premières sélections en équipe du Sénégal, contre le Burkina et le Kosovo ?

C’était effectivement la première fois que je venais jouer en équipe nationale du Sénégal. Déjà, j’étais content que le coach ait fait appel à moi. C’est un honneur et un plaisir de défendre les couleurs de son pays. Après, côté ambiance dans le groupe et côté jeu, j’ai beaucoup aimé ce que j’ai trouvé. Pour dire que ça s’est bien passé avec les joueurs, avec le coach comme avec les dirigeants.

Qu’est-ce que cela vous a fait de marquer dès votre première titularisation ?

Ça fait toujours plaisir de marquer son premier but, surtout quand on est appelé pour la première fois en sélection. Après, je pense que le plaisir était partagé. Parce que le plus important, pour moi, c’était que l’équipe gagne et reprenne confiance en direction des échéances futures.

Justement les échéances futures ce sont les éliminatoires de la CAN 2015. Que pensez-vous des adversaires du Sénégal, l’Égypte et la Tunisie ?

Ce sont deux équipes qui, aujourd’hui, sont mondialement reconnues. Et on sait également que ce sont des équipes qui aiment jouer au foot. Mais il faut noter que le Sénégal a aussi gagné pas mal de matchs face à des équipes maghrébines. Aujourd’hui, c’est à nous ou à ceux qui seront sélectionnés en équipe nationale de faire en sorte que le Sénégal se qualifie pour la CAN 2015.

Vous pensez donc que le Sénégal a de bonnes chances de se qualifier à la CAN 2015 ?

Oui j’y crois ! Parce que, aujourd’hui, dans l’équipe qu’on a, tous les joueurs évoluent dans des championnats d’un bon niveau. Je pense que, individuellement, l’équipe est capable de faire plein de bonnes choses et au niveau collectif, le coach fait de sorte que tout le monde soit apte à jouer pour le groupe. Je suis persuadé que l’équipe va répondre présent en septembre (début des éliminatoires Sénégal / Égypte à Dakar le 6 septembre, ndlr).

Meilleur joueur et 2ème buteur de la Ligue 2, allez-vous monter avec Metz en Ligue 1 française ?

J’ai un bon de sortie du président. Mais aujourd’hui à l’heure où je vous parle, je ne peux pas vous dire si je vais rester avec Metz ou pas. Je ne sais pas trop. On verra d’ici le 24 ou avant fin août. Il est vrai qu’en début de saison j’avais dit mon souhait de jouer encore une saison avec Metz. Mais aujourd’hui je pense qu’il est temps que je découvre d’autres clubs pour essayer de progresser encore un peu plus.

Avez-vous des contacts avec d’autres clubs ?

Des contacts, je ne sais pas trop. Parce que c’est mon agent qui s’occupe de ça. De mon côté, j’essaye de passer de bonnes vacances avec ma famille au Sénégal qui ne m’a pas vu depuis un bon moment. J’essaye de passer du temps avec elle. Pour moi, actuellement, c’est ce qui est le plus important. À mon retour en France, on verra ce que le club va décider pour moi.

Quels sont vos championnats préférés ?

L’Allemagne et l’Angleterre. Ces deux championnats ont toujours été les meilleurs pour moi, ce sont ceux que je regarde le plus. Et je pense que ce sont des championnats qui me conviendront.

Avez-vous un modèle de joueur ?

Aujourd’hui, c’est Didier Drogba. Beaucoup me disaient que j’ai le même profil que Drogba. En tout cas, je regarde un peu ce qu’il fait pour m’inspirer de ses qualités afin de m’améliorer, dans la prise de balle notamment.

Enfant, quel joueur sénégalais vous a le plus marqué ?

El Hadji Diouf. Surtout avec tout ce qui s’est passé en 2002. Diouf m’a toujours inspiré. Après, à Metz, on me parle beaucoup de Jules François Bocandé. S’il a fait des choses depuis 1987 et que les gens en parlent encore, c’est qu’il a vraiment marqué le club. Mais gamin, c’est El Hadji Diouf qui était mon idole.

Vous retrouvez en sélection votre pote Sadio Mané, qu’estce que cela vous fait ?

Je rappelle que quand Sadio est venu à Metz, je l’avais accueilli car je l’ai précédé au club. Maintenant, c’est à son tour de m’accueillir en équipe nationale (rires). Il l’a fait à bras ouverts. Et ce qui m’a surtout fait plaisir, c’est de partager la même chambre avec lui.

Allez-vous suivre le Mondial 2014 ?

Oui, comme je suis en vacances je vais essayer de regarder quelques matchs. Après si je rentre en France, j’aurai beaucoup plus de temps pour le suivre plus largement.

Quels sont vos favoris ?

Pour moi, c’est l’Italie. Après, c’est l’Espagne et la France. Je pense que ces trois sélections peuvent faire quelque chose de grand durant le Mondial.

Et les équipes africaines, pensez-vous qu’elles peuvent aller loin ?

Si, je le pense. Honnêtement, les représentants du continent peuvent aller loin. J’en suis franchement convaincu. Après, je trouve que si ça répond bien collectivement, une équipe comme la Côte d’ivoire peut aller le plus loin possible.

Stades