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La Confédération africaine de football (CAF) va livrer demain jeudi 9 janvier à Lagos au Nigeria, le nom du Ballon d’Or africain 2013 ainsi que plusieurs autres distinctions. Une occasion saisie par la CAF, lors de cette 9ème cérémonie pour immortaliser Bruno Metsu au rang des légendes à côté Mehdi Faria (ancien coach du Maroc).

Metsu l’immortel ! De nationalité française, l’ancien joueur de Valenciennes était tombé sous le charme de l’Afrique et particulièrement du Sénégal. Il avait épousé une sénégalaise (Viviane) mais aussi la culture, les coutumes, la mentalité de ce grand pays d’Afrique de l’Ouest.

Une union scellée pour l’éternité en Corée du Sud et au Japon en 2002 quand Bruno Metsu, qui n’était alors qu’un jeune entraîneur anonyme se révéla au monde entier, après un bref séjour en Guinée.

Avec les «Lions» du Sénégal, il passa, comme le Cameroun en 1990 et le Ghana en 2010, à quelques minutes, à côté d’une demi-finale de Coupe du monde. Le rêve sera brisé par la Turquie.

Quand il découvrit qu’il était atteint d’un cancer et avoua jouer le match de sa vie, il réitéra à ses proches ses dernières volontés. La principale étant d’être inhumée à Dakar suivant la pratique islamique, une religion à laquelle il s’était converti. C’est ce qui sera fait après le 21 octobre 2013 au cimetière musulman de Yoff à Dakar.

Soit une semaine exactement après son décès le 14 octobre 2013 à Coudekerque le village qui l’avait vu naître le 28 janvier 1954 au Nord de la France. Parmi les personnalités présentes à ses obsèques Macky Sall, le Président de la République du Sénégal. En ces termes, il avait déclaré : «C’est un Sénégalais de cœur et d’adoption, un grand meneur d’hommes, un entraîneur à l’expertise avérée».

Le Lion à la crinière sera immortalisé par la Confédération africaine de football lors des Awards prévus demain jeudi dans la capitaine économique du Nigeria. Ce sera sous les yeux de son épouse Viviane qui est en route pour Lagos en provenance de Dubaï.

Metsu sera honoré au même titre que Mehdi Faria. Pour rappel, le technicien brésilien avait fait du Maroc, la première nation africaine à franchir le cap du premier tour dans une phase finale de coupe du monde. C’était lors du Mondial mexicain en 1986.

Les Lions de l’Atlas, s’étaient inclinés (1-0) en 1/8ème de finale devant l’Allemagne.

Comme Bruno Metsu, il prit aussi la nationalité marocaine et se convertit à la religion musulmane. José devint ainsi Mehdi. Quatre jours avant son décès, survenu le 8 octobre 2013, des anciens du Real Madrid et de la sélection du Maroc lui avaient rendu hommage. Décédé à Kenitra, au Maroc, à l’âge de 80 ans, il avait vu le jour le 26 avril 1933 à Rio de Janeiro au Brésil.

©sudonline