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En Espagne, les Sénégalais n’arrivent pas pour se faire un château et profiter du soleil dès leur première saison. Jusqu’ici il y a une période de galère à respecter. Ce qui arrive donc à Rémi Gomis, ses devanciers l’ont vécu. Beaucoup ont réussi à s’en sortir, mais l’un d’eux a coulé.

REMI GOMIS-LEVANTE

Six mois et toujours aucune minute

Son  séjour à Levante s’apparente à un échec. Certes, on n’en est pas au point final de la saison de Liga, avec encore 19 matches à jouer pour la phase retour, mais on peut dire que Rémi Gomis a déjà connu un demi échec. Arrivé dans ce club en août 2013 et mis devant l’urgence de trouver ses  repères dans sa nouvelle formation, le milieu défensif venu de Valenciennes souffre au sein d’un effectif où les affinités sont déjà huilées.

Ce qui restait alors à la nouvelle recrue, c’est le talent pour bousculer  les règles préétablies. Or Rémi Gomis n’est ni Messi ni Cristiano Ronaldo. Faute d’une insertion réussie, il rumine sa déception. «Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je n’étais pas en condition au début de la saison, mais c’était normal, vu que je suis arrivé tard au club. Je ne suis pas dans le groupe à chaque fois, non plus. Je ne rentre jamais. En Coupe, ce sont les jeunes qui jouent. Et jouer en réserve n’est pas autorisé en Espagne. Je n’ai disputé que des matches amicaux, face à des équipes de D2 ou D3. J’ai aussi participé au dernier match de Coupe (21 minutes), c‘est mon seul match officiel !», se plaint Remi Gomis.

Dans le registre de milieu relayeur où il évolue, Pape Kouly Diop lui barre le chemin de l’affirmation à Levante. Aujourd’hui, Rémi Gomis pense qu’un départ est inévitable. «A mon avis, on ne compte pas sur moi. J’envisage, si c’est possible, un départ (en janvier). Je privilégierai d’abord un retour en France, car je connais bien ce championnat. J’ai envie de jouer, j’ai les crocs, j’ai faim», soutient envisage l’ancien joueur de Valenciennes.

Peut-être que s’il patiente, sa deuxième saison pourrait lui sourire comme à d’autres «Lions».

MALICKOU DIAKHATE – GRENADA

La galère  avant le graal

Arrivé en 2011 à Grenada, en provenance du Dynamo Kiev, Malickou était précédé par sa réputation qui lui a valu des gages de confiances dès le départ. Lancé dans le bain espagnol sans trop de préalables, Il joue de la 3e journée à la 6e journée. Mais faute de repères solides, ses errements et la mauvaise posture de son équipe au classement allaient pousser son entraineur à changer de fusil d’épaule. Le Camerounais Nyom prend le relais et Malickou disparait des feuilles de matches.

Apparaissant par intermittence, comme  lors des 13e, 14e et 15e journée, il passe le plus clair de cette première saison dans son trou et finit le championnat avec 11 matches disputés. «J’ai rejoint ce club et la Liga pour être acteur, et non spectateur. Si rien ne change, c’est clair qu’il faudra partir. Nous verrons avec mes représentants les possibilités qui vont s’offrir à moi. Pour le moment, j’ai n’ai qu’une envie, c’est d’aller voir ailleurs», confiait-il à France Football.

C’est seulement l’année dernière, avec la saison 2012-2013, que Malickou Diakhaté a commencé à voir les chemins de lumière. L’entraineur Lucas Alcaraz limogé, il voyait les choses tourner à son avantage, avec un tableau de 18 matches durant la saison. Cette saison, après les 19 journées de la phase aller, il comptabilise déjà 13 matches. Comme si le temps du renouveau avait sonné.

ADAMA SARR-EX ALICANTE

Le plus grand flop

Un tour et puis s’en va. Jusqu’ici, Mohamed Adama Sarr reste le plus grand flop d’un joueur sénégalais en Espagne. Après l’orage de la première année, la plupart d’entre eux se sont relevés pour s’affirmer plus ou moins. Mais pour lui le championnat espagnol a été impitoyable. Recruté en 2010-2011 par Alicante Hercules qui venait d’accéder en première division, il avait toutes les peines du  monde pour s’imposer dès sa première année. En neuf mois, il n’est apparu sur les terrains qu’à deux occasions (16e et 21e journée). Devant un tel constat de carence, ses employeurs espagnols ont fini par casser le contrat de trois ans qu’ils avaient signé avec lui.

BABA DIAWARA–LEVANTE

Seville était grand

Le fossé a été constaté dès son débarquement en Espagne. Pape Baba Diawara qui venait de la modeste formation de Maritimo Funchal, au Portugal, a vite appris ce qu’est la rude concurrence à Seville. Devant Alvaro Negredo, Fréderic Kanouté et Manu Del Moral, il n’était qu’un poids plume au milieu des poids lourds qui tenaient les positions en attaque. Devant l’évidence, il reconnaissait : «Je suis calme, je n’ai rien contre l’entraîneur. Je dois juste continuer à travailler dur, rien n’est facile mais je suis très confiant, l’entraîneur me parle régulièrement et je me sens bien.»

Pour sa première année 2011-2012, il ne disputa que 11 matches, dont une seule titularisation. C’était l’Atletico Madrid (1-1, 26e journée). Prêté à Levante en début de saison, il commence à s’éclate enfin dans ce club. Dans la phase aller, il joué 11 matches en 19 journées et égalé son record de la saison dernière, pour 3 buts.

 

Waasport