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Baye omar Niass

En vacances à Dakar, l’international sénégalais Baye Oumar Niasse a tenu à accorder un entretien à Stades. L’ancien pensionnaire de l’US Ouakam, qui compte 8 buts en championnat avec son club turc Akhisar Belediyespor (9e, 21 pts), est revenu sur la Süper Lig turque, le titre de meilleur buteur et l’équipe nationale du Sénégal. Entretien

Baye, comment s’est passée votre intégration en Turquie ?

Ce n’était pas difficile. Mais il y avait déjà dans mon équipe l’international sénégalais Ibrahima Sonko qui m’a beaucoup aidé par ses conseils. C’est lui-même qui m’a mis en rapport avec les dirigeants du club. Mais sur le terrain, j’ai eu des difficultés parce que la plupart des joueurs turcs ne parlent pas bien l’anglais. Ce qui fait que dans le jeu, je parle avec eux 4 ou 5 fois pour me faire comprendre. Mais d’autre part, cette situation m’a un peu apporté parce que finalement je n’étais résolu à ne pas trop discuter. Ce qui fait que je me devais de bien me concentrer sur le jeu.

Pouvez-vous revenir sur la phase aller de votre championnat ?

Je suis satisfait de cette première partie, parce que je suis arrivé dans un championnat que je dirai très côté. En plus, il y a beaucoup de pression venant des supporters. Donc si j’arrive à m’imposer et à faire parler de moi, je dirai que c’est un bilan satisfaisant pour moi. J’ai marqué 8 buts, derrière Hugo Almeida, le meilleur buteur qui a 11 buts, deux autres ont 10 buts et Moussa Sow a 9 buts, de même qu’un autre Argentin.

Vous n’avez que 3 buts de retard sur le meilleur buteur, cela vous donne-t-il des idées pour ce titre honorifique ? 

Je ne dirai pas que je me focalise sur le titre de meilleur buteur. Je vais plutôt attendre les 8 premiers matchs de la phase retour, pour vraiment y penser même si je suis conscient que je suis en course. Néanmoins, je vais me donner à fond. Mis à part les buts, j’ai fait 5 passes décisives. Sur les 17 matchs que nous avons joués, je n’ai manqué que 4 minutes.
Physiquement, je me donne.

Parlez-nous de vos relations avec Moussa Sow, Alfred Ndiaye, Diomansy Kamara, etc. ?

Quand nous avons des matchs, on se prend quelques minutes pour discuter entre Sénégalais. Parfois, nous nous côtoyons dans les restaurants. C’est juste cela. Vous n’êtes pas sans savoir que le milieu professionnel demande beaucoup de concentration. Mais, entre Sénégalais, nous avons des relations saines, honnêtes et très cordiales.

Parlons de l’équipe nationale du Sénégal. Que pensez-vous de sa dernière sortie contre la Côte d’Ivoire ?

J’étais comme tout le monde un supporter qui voulait que son équipe remporte la rencontre pour se qualifier à la Coupe du monde. Ils ont bien joué sauf que la chance n’était pas de notre côté.

Pensez-vous jouer votre partition dans cette équipe nationale du Sénégal ?

Tout va dépendre de mon comportement dans mon club. Je vais continuer à bien travailler dans mon équipe pour être un jour sélectionné en équipe nationale du Sénégal. Parce que tout joueur rêve de mouiller le maillot de l’équipe du Sénégal, défendre les couleurs nationales et faire plaisir au peuple sénégalais.

Vous faisiez partie des cadres de l’équipe nationale locale du Sénégal, avez-vous suivi les tournois de l’UEMOA et de l’UFOA ?

J’ai suivi le tournoi de l’UEMOA et les joueurs se sont bien comportés. Les locaux sont toujours confrontés à des problèmes. Je me rappelle notre élimination du CHAN, on a été traité de tous les noms d’oiseaux, alors que si cela ne dépendait que de nous le Sénégal allait se qualifier. Je me suis aussi intéressé au Tournoi de l’UFOA, l’équipe s’est beaucoup donnée. Je dis aux joueurs locaux de continuer à persévérer le meilleur est à venir.

 

Stades