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Kara Mbodj

En une saison et demie, Kara Mbodj est vite devenu un pilier du Racing Club de Genk. Au point que la prolongation de son contrat jusqu’en juin 2018, annoncée la semaine dernière, ne surprend guère. Cette double rallonge est sans doute destinée à dissuader les prétendants qui commencent à tourner autour de lui. Aussi bien dans le championnat belge que du dehors.

Kara Mbodj n’ayant jusqu’ici connu que l’anonyme championnat norvégien, il n’était pas évident de le voir si vite à ses aises dans la Jupiler League. D’autre Sénégalais qui avaient fait le saut avant lui, durant ces dernières années, à l’image de Pape Abdou Camara (Standard de Liège), de Pape Moussa Diakhaté (Eupens) et de Pape Daouda Mbow (Reac Mons), ont tous échoué dans le championnat belge.

Mais l’ancien pensionnaire de Diambars a fait montre d’un plus. «J’ai continué à travailler dur. Je savais que je devais le faire dans une équipe comme Genk où tout le monde est important. Je savais que je devais saisir ma chance dès qu’elle se présenterait», explique-t-il.

Avec son potentiel technique et sa puissance physique (1,92m), Kara Mbodj a sans doute de quoi pouvoir s’imposer. Surtout quand le sérieux s’y ajoute. «Une fois que je suis sur le terrain, je ne rigole pas. Je ne m’occupe pas de mes adversaires. Je ne dois avoir peur de personne. Je dois juste y aller à fond. Je fais ce que j’ai à faire», lance-t-il.

Pourtant, c’est en Belgique que Kara s’est réellement fixé en défense centrale. A Trömso, son ancien club en Norvége, il a été utilisé pendant trois années comme milieu de terrain ; ce qui conforte son assise technique. «J’ai évolué trois ans dans l’entrejeu, car l’entraîneur voulait que je joue là. Mais j’ai toujours été défenseur central de formation», explique-t-il.

Avec 26 matches pleins, toutes compétitions confondues, Kara Mbodj n’a raté aucun match de Genk, cette saison.

©Waasports