PARTAGER

Ils ne font plus l’actualité. Loin du temps où leurs noms   noircissaient les pages sportives des quotidiens sénégalais et même européens. Waa Sport est parti à la recherche de certains «portés disparus»  qui peuplaient la «Tanière» jusqu’en 2008.  

SYLVAIN NDIAYE

Une histoire de xon et de genoux qui gonflent

Son nom fait remonter une vague de nostalgie. Mais aussi un sentiment de gâchis avec l’équipe nationale. Sylvain Ndiaye avait ce qu’il faut pour devenir un meuble dans la «Tanière», mais il fut un des joueurs les plus effacés, jusqu’à sa disparition finale. Sa classe, sa vista, son aisance au milieu du terrain n’avaient d’égale que sa sobriété dans le jeu. Il était alors dans le plus haut niveau français, avec un trajet passé par Bordeaux, Marseille et Lille, entre autres.

Sur ses 37 ans aujourd’hui, Sylvain Ndiaye a connu 17 ans de carrière professionnelle marquée par une finale de Coupe de l’Uefa en 2004, perdue (3-0) devant Valence. C’était deux ans après la Can et le Mondial-2002 qui l’ont vu se sublimer aux yeux du monde avec les «Lions».

C’est en Division 3 française que Sylvain Nidaye a mis un terme à sa carrière avec l’As Cannes, en 2010. Une blessure à l’épaule avait mis fin à ses dernières volontés. Avec une dernière ambition :«J’aimerais rester dans le milieu (du foot). Je vais essayer de passer mes diplômes et voir les opportunités qui se présentent

Arrivé en équipe nationale en 2002, sa dernière campagne sera celle de la Can-2004. Il fut un des premiers «Lions» de la génération 2000 à disparaître. Ses confessions faites récemment dans Tout le Sport sont terribles : «Dès que je prends l’avion pour venir au Sénégal, ma vision diminue de 50% et en plus de cela, je sens un lourd fardeau sur mon corps. Là où je ne comprends plus rien, c’est lorsque je suis sur le terrain, je sens que mes genoux se gonflent et se dégonflent tout au long de ma présence sur la pelouse. C’est cela qui me fait le plus mal parce que je n’arrive pas à jouer. Parfois, je regrette d’être venu jouer pour le Sénégal

Son dernier match fut joué contre le Mali, en poule de la Can-2004 (1-1).

 

AMDY FAYE

L’eau de roche

Discipliné, rangé, Amdy  Faye a connu une carrière qui a coulé comme de l’eau de  roche. Et pourtant deux faits graves ont entaché sa carrière, quand il se retrouve accusé dans une affaire de transfert douteux, puis dans un cas de viol quand il évoluait au Glasgow  Rangers en 2008. «Le fait d’être impliqué dans une histoire d’argent et ensuite d’être accusé de viol gratuitement en l’espace de quelques mois est assez préoccupant, mais je les prends (ces épreuves) comme des signes de rappel de Dieu à mon endroit», philosophait-il. Pour ajouter : «Certainement, Dieu me demande à travers ces deux épreuves de mieux raffermir ma foi et de redoubler de vigilance pour ne pas tomber dans certains travers et facilités.» D’une perfection absolue sur le terrain, mettant son talent au service du devoir, il durera jusqu’en 2010-2011 vivant ses  dernières heures sur les pelouses avec Leeds. Il avait disputé 8 matches en Championship pour cette saison-là. A 36 ans, une autre vie commence.

 

DEMBA TOURE

Un dernier coup à Malte

Au temps où Henrik Kasperzack dirigeait les «Lions», entre 2006 et 2008, sa silhouette était des plus familières dans la «Tanière». Aujourd’hui ils ne doivent pas être nombreux à se souvenir de Demba Touré. C’est dans l’anonyme championnat de Malte qu’il court encore derrière le ballon, au sein de l’équipe de Birkirkara. A 28 ans cela peut surprendre, mais la carrière du joueur n’a pas eu l’éclat attendu. Avant centre de Lyon et des Grashoppers de Zurich, il a finalement chuté pour se retrouver au plus bas avec Reims en Ligue 2, où il ne marqua qu’un but  en 14 journées avant de s’éteindre. Aujourd’hui il  ne reste que les souvenirs.  «J’ai vécu beaucoup de choses, notamment à Lyon (2002-2004) où j’ai côtoyé de grands joueurs comme Sony Anderson, Sydney Govou, Luyindula, Tony Vairelles. J’ai beaucoup appris avec eux. Par exemple avec Anderson, on discutait régulièrement, on avait le même agent et, cela m’a beaucoup servi». Arrivée à Reims en 2011, il n’y a point duré.

 

IBRAHIMA TALL

Un horloge déréglé en Suisse

Depuis 2012 il s’est fait invisible. Au point de faire croire cette saison avec Lausanne demeure la dernière de son parcours. Il avait pourtant disputé 22 matches de championnat. Mais ni l’année dernière encore moins cette saison, on ne l’a vu sur aucune liste. Passé par Hearts (Ecosse), Nantes et Sochaux, avant de descendre un échelon en dessous du côté de Larissa en Grèce, Ibrahima Tall (32 ans) avait fusillé les dirigeants grecs devant l’impasse où ils l’avaient précipité. «Vu les gros arriérés de salaires dont il est question (…) je ressens un gros ras-le-bol ! Et je ne veux plus jouer pour Larissa. J’espère désormais rebondir ailleurs», s’emportait-il. C’est alors que Lausanne lui tendit la main, mais il ne semble pas l’avoir bien tenue.

 

PASCAL MENDY

Coincé dans les Balkans

Toute sa carrière s’est jouée entre la Lituanie et  la Biélorussie. A 34 ans, Pascal Mendy chausse toujours les crampons pour le bonheur du club  biélorusse de Torpedo Zhodino avec lequel il a joué 15 matches (911 mn de temps de jeu) cette saison.Arrière droit de formation, Pascal Mendy a été  plusieurs fois sélectionnées en équipe nationale entre 2006 et 2008. Ejecté de la sélection juste avant la Can au Ghana, ce fut son chant du cygne.

David Mbodj, ancien prodige de Lorient formé par l’Olympique de Marseille, a connu une vraie galère dans sa vie de footballeur professionnel démarré en 2002. Strasbourg, Créteil, Besançon, Cannes, Lorient l’ont tous accueilli sans qu’il y prenne la bonne température. Pas plus qu’il n’a pu s’imposer en équipe nationale où, entre 20xxx et 20xxx, il n’a jamais su se positionner comme titulaire.

 

Waasports