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LSFP

11 comme le nombre de titulaires dans une rencontre de football. Pour la présente édition officiellement ouverte le week-end dernier par le tournoi de l’Assemblée nationale, 11 questions sont d’actualité.

REVOLUTION : Ces deux dernières saisons, les régions de l’intérieur contestent la suprématie de la capitale, Dakar. Avec le Casa Sports en 2012, puis Diambars l’année dernière, les clubs « régionaux » sont restés maîtres au niveau national. A quand la fin de cette révolution ? La question s’impose d’autant que Diambars a déjà annoncé la couleur. Au Diaraf, Niary Tally, As Pikine et Olympique de Ngor de relever le défi.
DEFI AFRICAIN : Faire mieux que ses prédécesseurs sur le terrain africain serait le défi de Diambars. Doté des moyens requis, notamment sur le plan des infrastructures, le champion du Sénégal en titre, qui s’est de surcroît bien renforcé, pourrait-il valoir des satisfactions aux Sénégalais en Ligue des champions ? Jusqu’ici, seule la Jeanne d’Arc a réussi l’exploit d’atteindre la phase de poules dans cette cour des grands continentaux. En Coupe de la Caf, le Diaraf n’a peut-être pas les mêmes moyens que Diambars, mais devrait puiser dans son expérience de la haute compétition pour faire autant, sinon mieux que la « Vielle dame », seule équipe à avoir disputé une finale dans ce challenge, en 1998.
CONFIRMATION : Révélation de la précédente saison, l’Olympique de Ngor se doit de confirmer cette saison son excellent parcours. Vice-champion à l’arrivée, à la surprise générale, pour une première participation, l’Olympique de Ngor en aura-t-il les moyens ? En tout cas, il sera attendu de pied ferme partout cette année.
ADAPTATION : Contraint à l’exil à Kolda cette saison pour des raisons d’indisponibilité de son antre, Aline Sitoé Diatta en réfection, le Casa Sport s’adaptera-t-il à son nouvel environnement. Le club de Ziguinchor pourrait toutefois compter sur le soutien des Koldois, ses nouveaux hôtes qui promettent de faire autant que les supporters du club ziguinchorois. Un défi lourd compte tenu de l’apport du mouvement des supporters « Allez Casa », sur l’équipe.
MAITRISE DU CALENDRIER : La gestion du calendrier fait aussi partie des exigences du professionnalisme. Comme la saison dernière, la Ligue sénégalaise de football professionnel a publié un calendrier daté. Mais pourra-t-elle respecter le timing ? En tous cas, l’année passée, elle n’avait pas tenu ses engagements. Initialement annoncée pour le 27 juillet 2013, la dernière journée de la Ligue 1 s’était finalement disputée le 19 août. Soit près d’un mois de … temps additionnel. Pour la présente édition, le dernier match est programmé le 20 juillet 2014.
ORGANISATION : La défunte saison était dans l’ensemble épargnée de violence. Qu’en sera-t-il cette année ? Sur ce plan, la Ligue a relevé le défi de l’organisation, mais aussi de l’éducation du public qui gagne en sportivité.
PUBLIC : Elles sont rares les équipes qui mobilisent dans ce championnat. En dehors du Casa Sports, de l’As Pikine, du Diaraf, de Niary Tally, de l’Olympique de Ngor et de l’Us Ouakam, les autres avaient de la peine à drainer du monde. Se mettront-elles au diapason ? Tout dépendra certainement de leur capacité à aligner les bons résultats.
PROMUS DAUPHINS : C’est devenu une tradition depuis trois ans. Lors de ces deux dernières saisons, les promus ont bousculé les ténors. En 2011, Niary Tally avait raté de peu le titre dès sa première saison dans l’élite. En effet, après avoir remporté la finale aller face au Diaraf, le Ngb a cédé au retour devant un certain Diéylani Fall. L’année d’après, Diambars a aussi terminé dauphin derrière le Casa Sports dès sa première année de séjour dans l’élite. Et en terminant la dernière édition derrière Diambars, champion en titre, l’Olympique de Ngor a confirmé cette tendance. Suneor et Stade de Mbour, les deux promus confirmeront-ils ce qui est devenue une tradition depuis trois ans ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils reviennent en terrain connu. Ce qui n’est pas un mince atout.
ELDORADO : Depuis l’avènement du professionnalisme au Sénégal, le championnat enregistre des arrivées en masse des joueurs des pays de la sous-région. Pour quel intérêt ? Social surement, puisque le championnat sénégalais n’a pas un bon niveau technique ni une attractivité sur la scène continentale pouvant justifier cet afflux.
DEFICIT DE COMPETITION : Réduit à 26 journées avec le passage de 16 à 14 équipes, ce championnat 2013-2014 n’occasionnera-t-elle pas un déficit de compétitions chez les joueurs ? Notamment les futurs « Africains » qui ont besoin du maximum de matches dans les jambes pour tenir en Afrique. Encore que nos « Africains » nous ont habitués à … un petit tour puis s’en retournent à la maison.
MOTIVATION : La prime du champion qui depuis deux ans est de 20 millions de FCfa suffit-elle vraiment à donner des envies aux joueurs de se surpasser ? En vérité, ce n’est là qu’une goutte d’eau dans l’océan des besoins des clubs qui éprouvent des problèmes pour boucler leur budget. Surtout que l’Etat tarde à réagir par rapport au Sos de la Ligue qui attend toujours son accompagnement. N’empêche, tout le monde va se battre à fond pour décrocher le titre et accessoirement cette infime prime.

 

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