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Dans un entretien accordé au quotidien Waasport, le défenseur sénégalais Abdoulaye Ba a indexé du doigt le Sélectionneur du Sénégal, Alain Giresse. Bâ a soutenu que  tant que Giresse serait sélectionneur des Lions, il ne reviendra pas. Giresse apporte une réplique aprés cette sortie du sociétaire de Porto pour fustiger le comportement des journalistes qui n’ont pris que ce qui est frappant et ont laissé en rade les mots « gentils » dits par le joueur en son endroit: «Je le respecte, c’est un grand coach».

« Ce qui est drôle dans les interviews de certains joueurs qui parlent de moi, c’est que l’on prend ce qui est le plus marquant, frappant. Abdoulaye Bâ qui dit : «Je le respecte, c’est un grand coach», ça vous vous en f… pas mal. Cela ne vous (les journalistes, ndlr) intéresse pas que l’on dise du bien de l’entraîneur, il vaut mieux que l’on dise du mal de lui. Quand on voit le contenu de l’article, il est en déphasage avec la une. De toutes les façons, comme j’ai dit, on préfère parler des trains qui déraillent plutôt que des trains qui arrivent à l’heure, des avions qui se cassent la figure plutôt que de ceux qui arrivent à l’heure. Aujourd’hui, il n’y a rien de plus facile que de faire parler un joueur qui n’est pas retenu. Alors là vous pensez qu’il va dire du bien ? S’il y a un joueur qui dit du bien parce qu’il n’est pas retenu, je dirai qu’il y a quelque chose qui ne marche pas chez lui. Ce que je regrette fortement, c’est que dans cette sélection, il y a des joueurs moralement méritants, avec un bon état d’esprit. Certains ont fait le choix de venir défendre les couleurs du Sénégal. On s’est battu pour cela. Et ces gens là sont moins valorisés. Je ne suis pas d’accord. Mais, moi je suis positif. Moi, mon verre sera toujours à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.

C’est ma conception. Maintenant, c’est de bonne guerre. Dans ma tête, j’ai toujours été quelqu’un de constructif, de positif, quelqu’un qui cherche à avancer mais pas à tirer vers le bas. Abdoulaye Bâ est vexé et déçu, je n’y peux rien. Mais l’attitude de joueurs comme Salif Sané ou Henri Saivet, c’est des garçons qui pleurent après le match. Jamais, on ne peut imaginer qu’ils seraient touchés au plus profond d’eux après l’élimination. » a t-il fait part dans les colonnes du quotidien Stades.

 

Galsenfoot