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Sénégal-Côte d’Ivoire du 16 novembre prochain est un match où les occasions pourraient être rares. Avec leur avance de 2 buts du match aller, on peut s’attendre à voir les Ivoiriens élever un fortin devant leurs buts. Dès lors, le salut des «Lions» passe par une efficacité optimale, pour mettre au fond les premières balles qui s’offriraient. Cela suppose une concentration totale et une détermination sans faille, pour ensuite laisser au talent individuel le soin de faire la différence. L’ancien international de la Ja, Moussa Ndaw, le rappelle : un «attaquant est efficace s’il réussit à marquer des buts.»  C’est là qu’on attend la ligne offensive des «Lions».

 

DEFENSE FERMEE

Une affaire d’opportunistes

La défense ivoirienne n’est pas un modèle de sécurité, même si elle se montre presque intraitable face aux «Lions» qui n’ont marqué que deux fois lors des trois derniers matches. Mais la tâche leur était bien facilitée par des joueurs qui confondaient vitesse et précipitation, manquant de lucidité dans le dernier tiers et surtout mal servis par le milieu de terrain.

Mais pour Moussa Ndao, les occasions il faut savoir les chercher. «Dans ce genre de match, il n’y a pas beaucoup d’occasions franches a priori. Il faut surtout être opportuniste pour transformer la moindre chance qui s’offre».

A ce niveau, les «Lions» de Giresse ne sont pas un modèle. En 7 matches, ils n’ont inscrit que 8 buts. Une moyenne trop faible face à un match où il faut gagner au moins par 2-0. A ce jour, l’équipe nationale n’a marqué 2 buts qu’une seule fois, depuis janvier dernier. C’était contre le Liberia (2-0) en juin. Ce maigre rendement n’offre guère d’assurance devant la Côte d’Ivoire, le 16 juin prochain à Casablanca.

 

MENTAL D’ATTAQUANT

Ne jamais se décourager

Les attaquants sénégalais peuvent bien évoquer des circonstances atténuantes devant leur manque d’efficacité. Car s’il leur arrive de vendanger des occasions nettes, ils ne sont pas aidés pour s’en créer assez. Le manque de fond de jeu des «Lions» ne porte guère créer les espaces et les mises en profondeur qui peuvent aider à faire la différence.

Mais pour Moussa Ndaw cela ne suffit pas à excuser les lacunes en termes d’efficacité. «Un bon attaquant peut se trouver privé de ballons et se débrouiller pour marquer. Je pense qu’à ce niveau nos joueurs doivent faire des efforts. Il leur faudra se concentrer au maximum et ne jamais lâcher. Cela veut dire qu’il faut toujours être concentré mais surtout être toujours prêts à être servis. Par contre ils ont besoin de bons ballons. Regardez le match aller, ils ont eu du mal à être servis. A la longue, cela peut pousser un attaquant à se lâcher et à perdre de la confiance en cours de match. Je leur rappelle qu’il est important pour un attaquant de ne pas s’énerver après une longue attente ou de se décourager. Il faut toujours veiller à ne pas être pris au dépourvu»

 

LE DECLIC

Marquer tôt pour se libérer

Autant la patience est de mise dans ces genres de match, autant le fait de marquer tôt peut aider à se mettre à l’abri. Ce premier but, Moussa Ndao trouve idéal qu’il tombe «avant la pause. D’ailleurs, si les choses ont été difficiles lors du match disputé à Dakar en octobre 2012, c’est parce qu’on est retourné aux vestiaires avec un 0-0. A Casablanca, il faudra marquer en première période ne serait-ce qu’un but. Ceci nous facilitera la tâche pour le reste du match.»

 

Waasport