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L’assemblée générale élective de la Jeanne d’Arc de Dakar, qui s’est tenue, hier, s’est terminée en queue de poisson. C’est le nième échec du genre qui permet à l’équipe de Seydou Nourou Tall et Momar Ndiaye, très contestés, de siéger encore à la tête du club, jusqu’à l’organisation d’une prochaine AG.

l’origine de la brouille, une motion de censure brandie par les anciens joueurs et quelques sympathisants du club, à l’entame de la rencontre. Ils demandent aux membres du comité directeur de quitter la table, avant l’élection du président. Selon eux, ce bureau avait six mois d’intérim, il a fait quatorze mois. «L’AG n’aura pas lieu avec ce bureau. On veut faire revenir le club en Ligue 1, ce n’est pas avec cette équipe que ça va se faire», confiera Abdoulaye Diallo, ancienne gloire du club, dans un désordre total. Les mis en cause lui opposeront un niet catégorique. C’était la cacophonie. Baba Tandian, invité du club, fils de la Jeanne d’Arc, pour y avoir effectué ses premiers pas, a tenté de faire revenir tout le monde à la raison. Le président de la fédération sénégalaise de basketball a demandé aux frondeurs de permettre au comité directeur actuel de faire le compte rendu de sa gestion. Mais, c’était peine perdue. La crainte est que la salle était remplie de jeunes acquis à la cause de l’actuel bureau. A en croire un des frondeurs, c’est Momar Ndiaye, ancien président du club, qui aurait convoyé ces jeunes, en provenance de Tivaouane, Keur Massar et autre. Pendant trois tours d’horloge, sans issue, il a été suggéré un comité directeur neutre chargé d’organiser les élections. Les consultations se poursuivront dès ce lundi. Toutefois, c’est dans le désordre que la salle Daniel Brottier, où s’est tenue la rencontre, s’est vidée. Un énième report de l’Ag permet à Momar Ndiaye et consort de garder leurs titres de dirigeants de la JA, en attendant une prochaine rencontre, dont la date sera fixée ultérieurement.

REACTIONS

Serigne Mbacké Ndiaye «C’est encore un échec.»

«Le bureau a obligation de rendre compte. Puis continuer la séance avec le nouveau bureau qui se chargera d’organiser les élections. Les choses devraient se passer comme ça. C’est encore un échec. La majorité devrait élire un nouveau président qui allait former une nouvelle équipe, pour la gestion. C’est un regret. Encore une fois, c’est une preuve que les gens ne sont pas encore disposés à se donner la main.»

Baba Tandian, président de la FSBB «C’est malheureux pour un grand club»

«Je suis désolé que les choses se passent dans la cacophonie. Moi je suis invité, j’ai cherché à mettre les gens ensemble, ça n’a pas marché. Pourtant, je suis un fils de ce club. J’ai joué au basket ici. Les frondeurs n’acceptent pas le président, mais ils devraient au moins les écouter. Les gens doivent se retenir dans de pareilles situations. Mais c’est dommage que tout le monde soit sur ses gardes. Il n’y a pas de solution, parce qu’on ne peut pas s’accepter. C’est un blocage. C’est malheureux pour un grand club. Si c’est comme ça qu’on veut régler le problème, c’est raté.»

Abdoulaye Diallo, ancien joueur «Ils ont épuisé leurs missions»

«C’est inadmissible. Pour une élection, ils vont chercher des nervis. On ne peut pas accepter cela. Momar Ndiaye et autres doivent comprendre qu’ils ont épuisé leurs missions. C’est fini. On cherche désormais une issue de crise. Il faut forcément un comité neutre pour organiser les prochaines élections. Pour cela, il va falloir renforcer la sécurité. Nous demandons aux autorités de s’en occuper.»
Malick Faye, membre du comité directeur

«Le président va quitter»

«Nous allons organiser une AG pour valider le statut. Sinon, ce n’est écrit nulle part que le mandat était de six mois. Le président va quitter, c’est la décision. Mais avant de rendre le tablier, il nous faut faire un débat, pour faire le compte rendu. J’espère que c’est la meilleure façon de se quitter.»

 

REWMI