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Pour reconquérir le titre de champion de l’Uemoa, les joueurs sénégalais doivent se comporter en vrais guerriers. A la veille du départ pour cette opération commando en terre ivoirienne, les messages ne manquent pas pour leur inculquer les valeurs et la culture de la gagne.

«Il y a 13 millions de Sénégalais qui auraient dû être à votre place. Et pourtant, vous n’êtes pas les meilleurs. C’est parce que le coach pense que vous êtes les seuls à incarner les valeurs de «fulë» et de «jom». Dites-vous donc que s’il faut mourir sur le terrain pour les honorer, il faut le faire. Restez à la maison si vous n’êtes pas prêts à mourir sur le terrain», leur a dit Mbaye Diouf, le chargé des petites catégories et de la formation à la Fédération sénégalaise de football (Fsf).

Faisant déjà une projection sur le match retour des barrages du Mondial «Brésil 2014», il fait un clin d’œil aux «Koto Boy’s» : «Une fois en Côte d’Ivoire, il faut jouer et prier pour l’équipe nationale ‘A’.  Sans manquer de leur souligner un fait: «Vous avez l’insigne honneur de recevoir le ministre. C’est la seconde fois qu’un ministre rende visite à une équipe de petites catégories. D’habitude, c’est le président de la fédération que vous voyiez».

«L’enjeu, c’est que vous êtes détenteurs du titre, ici à Dakar. Il y a quatre rescapés qui seront accompagnés par de nouveaux pour aller reconquérir le trophée. Après vous avoir supportés à Nice contre le Liban (4-0), le ministre revient pour vous apporter son soutien», poursuit le président de Touré Kunda (Ligue 1).

Dans son adresse aux jeunes, Mbaye Diouf leur a répété les mêmes mots utilisés pour chauffer les vestiaires de leurs aînés. «Toute la semaine, vous avez entendu le président de la fédération, s’adressant à vos aînés, parler d’engagement et de défense du maillot national. Nous sommes des militaires, tous les matins, comme le Président Macky Sall, nous sommes devant le drapeau national», indique le dirigeant.
Très nostalgiques, M. Dia rappelle que «nous venons de Nice, où  nous n’avons pris qu’un seul but en six matches et avec, en prime, la meilleure attaque, la meilleure défense et le meilleur buteur». «N’allez pas en Côte d’Ivoire avec l’esprit que vous êtes une équipe jeune. Vous êtes la relève. L’honneur que vous réserve le ministre représentant le chef de l’Etat vaut la peine de vous voir mourir sur le terrain pour honorer la nation. Sinon, cela ne vaut pas la peine de vous déplacer», dope-t-il.

En tout cas, le chargé des catégories de jeunes de la Fsf croit aux chances de succès de l’équipe nationale locale. «Si ce n’est que le talent, personne n’est meilleur que le Sénégal. Mais il faut cette détermination et cet engagement qui font toujours la différence. Avec cette génération, nous osons croire à des lendemains meilleurs pour notre football», dit-il avec force.

 

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