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Alain Giresse

Le ministère des Sports et la fédération sénégalaise de football se sont retrouvés hier autour de la double confrontation entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Une rencontre qui a permis aux deux parties de faire le point sur le match aller disputé le 12 octobre dernier et de se projeter sur le match retour du 16 novembre.

S’agissant du match aller que le Sénégal a perdu (1-3), «le comportement des joueurs» a été largement évoqué entre la tutelle et la fédération. Et c’était pour regretter la piètre prestation des hommes d’Alain Giresse au «Phélicia» et de voir comment pouvoir fouetter l’envie et la détermination des Lions au match retour.

Déjà dans sa réaction d’après match, le président de la fédération Me Augustin Senghor avait déploré le comportement des joueurs qui, à son avis, ont laissé faire les Ivoiriens qu’ils respectent trop. En plus du comportement de Mohamed Diamé et Cie samedi dernier devant la bande à Didier Drogba, Me Senghor et Mbagnick Ndiaye entourés de leurs collaborateurs ont «parlé de l’entraîneur» Alain Giresse. En effet, même si personne n’en parle à la FSF et au ministère, on commence à se demander sérieusement si le technicien français est véritablement l’homme de la situation.

Jusque-là, il n’a pas réussi à inculquer un mental de bagarreurs et de gagneurs aux Lions qui font montre de peu de détermination et d’envie sur le terrain. Et les questionnements sont plus intenses au niveau de la tutelle. Mais le seul problème avec Giresse, et la tutelle en est consciente, est que son contrat le protège et il faudra lui payer beaucoup d’argent si on voulait se séparer de lui en ce moment. En réalité, on ne peut pas le limoger sur la base d’une non-qualification à la coupe du monde. Une qualification à la coupe du monde Brésil 2014 n’est pas une obligation pour le technicien qui a pour obligation contractuelle de qualifier le Sénégal à la prochaine Can et de faire une participation honorable.

L’autre volet de la rencontre a porté sur la préparation du match retour. Il s’agissait de voir «ce qu’il faut faire» pour mettre tous les atouts du côté de la tanière. Cela aussi bien en termes de moyens que de mobilisation et d’organisation.

 

L’AS