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Alain Giresse

Le Sénégal a perdu la face contre la Côte d’Ivoire (3-1), samedi dernier. Mais son coach, Alain Giresse, croit encore à la qualification en inversant la tendance, en novembre.

Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?

On a vu une autre équipe du Sénégal par rapport à la dernière confrontation. Evidemment, le but à la fin  représente une grand-chose. Nous sommes en passe de remonter pour se qualifier.

Que retenez-vous de la prestation de votre équipe ?

C’est une mauvaise entame, nous sommes très mal entrés dans le match (il se répète). C’est aussi du fait  que la Côte d’Ivoire a, certainement, décidé d’imprimer un certain rythme, dès le début du match. Mais nous, on n’a pas répondu à ça. Ça nous a un peu perturbés. Même si la qualité ivoirienne est là. Ça, c’est indéniable. Par rapport à la prestation de l’équipe, cette entame ne nous met pas dans le bon sens pour sûrement y revenir. Mais c’est mal parti.

Qu’avez-vous pensé en marquant le but vers la fin de la partie ?

Je pensais qu’au lieu d’en marquer quatre, il va falloir marquer deux buts. Au niveau de la comptabilité, ce n’est pas la même chose. Même si ça reste deux buts à marquer, ce sera un challenge.

Avant le match, vous avez dit que vous aviez plus d’expérience que Lamouchi à la tête des équipes africaines…

(Il coupe le journaliste ivoirien qui posait la question en conférence de presse d’après match). D’abord, je n’ai jamais dit ça. Ne posez pas la question par rapport à cette référence. Je n’ai jamais dit ça. Ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit. C’est faux, j’ai dit que j’ai plus de connaissances du football africain. C’est là où je suis, point. Ça n’a aucun lien. (La réponse est entrecoupée par une vive polémique). Je rectifie par rapport à la question qui m’a été posée. Par expérience, je réponds par connaissance. La connaissance, c’était simplement pour établir un constat. Je suis là depuis longtemps et Sabri, ça fait huit mois qu’il est à la tête de cette équipe.

Drogba, Gervinho et Salomon ont marqué. Cela veut dire que vous ne parvenez pas à trouver une solution à l’équation ivoirienne ?

Il n’y a pas que nous. Il y a beaucoup de pays qui savent que le talent n’est pas facile à réguler. C’est encore le constat qu’on peut faire. On avait tout préparé tactiquement et collectivement. Mais, tantôt, d’un coup, des différences individuelles perturbent beaucoup et remettent en cause les possibilités qu’on a.

En mettant Diamé, Alfred et Gana ensemble, ne pensez-vous pas qu’il fallait une stratégie plus offensive ?

Ça c’est toujours après. On pense qu’effectivement – personne ne pouvait nous faire le reproche – il fallait solidifier le milieu. Et tout le monde savait qu’il fallait effectivement le faire. Parce que nous avons aussi des individualités qui permettent au bloc défensif d’être plus compact. Effectivement, on peut s’apercevoir qu’il fallait des possibilités offensives pour «contrebalancer» le secteur défensif, une percussion et une possession beaucoup plus propre.

Qu’est-ce que vous promettez pour le match retour ?

Attendez, la manche retour on va la préparer. On sait déjà qu’on a une donnée pour ce match. C’est clair.

Y aura-t-il des changements pour le retour ?

Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va dire ça. On va y réfléchir. Effectivement, il y a des choses qui vont bouger d’ici le match retour du mois de novembre.

Vous croyez toujours à la qualification après cette défaite ?

Il faut toujours y croire. Sinon, ce n’est pas la peine de se déplacer. C’est un domaine dans lequel tout compétiteur doit croire grâce à ses performances et à ses possibilités.

 

Lepopulaire/Galsenfoot