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Pour le match du 12 octobre prochain, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont tous deux besoin des joueurs prêts sur tous les plans. Dans un tel match où l’aspect physique peut être déterminant, la performance en club est essentielle. Secteur par secteur, Waa Sports visite les clubs des joueurs retenus pour voir qui des «Ivoiriens» ou des «Lions» ont plus d’avantages dans ce domaine.  

 

GARDIEN DES «LIONS»

Coundoul, la grosse exception

 

Sur les trois gardiens convoqués par Giresse pour le match contre la Côte d’Ivoire, seul Bouna Coundoul est compétitif en club. Pour Cheikh Ndiaye et Issa Ndoye, les gants ne chauffent que lors des entrainements. Dans ces conditions, sauf catastrophe, le choix du titulaire pour samedi prochain ne devrait porter sur autre que le gardien d’Achna, dans le championnat chypriote.

Bouna Coundoul a vu sa situation en club s’améliorer cette saison. Il y a un an, il ne faisait que se tourner les pouces, sur le bancs de Paralimni. Le changement de club a donc été salutaire pour lui et à ce jour il a fait le plein pour les 5 journées de championnat disputées. Une situation qu’il n’a pas connue en club depuis deux saisons.

Pour Coundoul, le match contre la Côte d’Ivoire devrait susciter une motivation particulière. Il y a un an, quand les «Lions» perdaient par 4-2 à Abidjan, en qualifications pour la Can, il avait été oublié sur le banc lors de la dernière visite des «Lions» à Félix Houphouët Boigny. Depuis que Giresse est là, sa situation de numéro 1 s’est confortée. Il domine la concurrence a disputé l’intégralité des quatre matches officiels contre l’Angola (deux fois), le Libéria et l’Ouganda). Avec 405 mn dans les jambes depuis l’arrivée du sélectionneur national, tout porte à croire que ce dernier lui voue une confiance totale. Ce qui est crucial à son poste. En plus, cela change de la situation d’instabilité qu’on connaît en sélection depuis 2009, à l’époque d’Amara Traoré.

Présent dans la «Tanière» depuis le 17 novembre 2007, avec Sénégal – Mali (3-2), Coundoul est l’un des plus anciens dans le groupe qui se rend en Côte d’Ivoire. Arrivé comme doublure de Tony Silva, il a gagné ses galons de titulaire sous Amara Traoré, lors du fameux match de Yaoundé contre le Cameroun, en juin 2011. Rétrogradé comme remplaçant par Koto et rétabli par Giresse, il n’arrive toujours pas cependant à faire l’unanimité avec ses performances. Souvent honnêtes, mais jamais exceptionnelles, avec des erreurs d’appréciation qui font souvent douter de lui. Un gros match face à la Côte d’Ivoire le conforterait bien en direction du Mondial, si les «Lions» se qualifiaient.

Cheikh Ndiaye fait office de doyen dans le «Tanière», déjà présent lors de la Can-2006. A cette occasion, il se positionnait comme un potentiel successeur pour Tony Sylva mais n’a jamais réussi à déclasser en équipe nationale. Il avait même disparu au temps d’Amara puis de Koto, avant que Giresse ne lui tende à nouveau la perche. Convoqué à tous les matches, il n’a été aligné que contre la Zambie en amical.

Au moment de se rendre à Abidjan, il débarque dans la «Tanière» comme il l’avait quittée lors du dernier regroupement, avec zéro match dans les jambes alors que Rennes compte 9 matches de Ligue 1. Il lui est même difficile de s’asseoir sur le banc de Rennes à cause de Costil et Diallo qui le dominent.

Issa Ndoye, troisième gardien du groupe, peine aussi à se faire une place en club, bien qu’évoluant en Ligue 2 française avec Créteil. Après 10 journées il n’a jamais quitté le banc.

Khalifa Ababacar GUEYE

 

COTE D’IVOIRE

Copa Barry, le gardien du temple

 

S’il y a une faiblesse que le Sénégal et la Côte d’Ivoire partagent, c’est au poste de gardiens de buts. Depuis la retraite d’Alain Gouaméné  qui fut un des meilleurs sur le continent,  les «Eléphants» n’ont plus cette sécurité qu’il faut sur la  ligne de but. Copa Barry, bien qu’indiscutable, reste un gardien moyen capable cependant de sortir quelques exploits dans ses bons jours. Derrière lui, arrivent les deux locaux souffrent de ne pas encore disposer d’expérience internationale.

Copa Barry a cependant l’avantage d’être compétitif dans le championnat belge, avec Lokeren, cumulant actuellement 10 matches disputés comme titulaire. Mais sa faiblesse transparait dans le fait qu’il a déjà encaissé 17 buts.

Un autre atout reste son expérience internationale. Arrivé en sélection en 2006,  il n’a plus quitté son poste et compte à son actif cinq Can (2006, 2008, 2010, 2012, 2013) en plus de deux Coupes du monde  (2006, 2010). Parfois excellent sur sa ligne et incisif dans ses sorties, ses carences étaient surtout masqués au temps où la défense ivoirienne était à son top. Avec le baisse régime de cette dernière ligne, il est devenu un gardien exposé. La preuve, il a encaissé 4 buts contre le Mexique en  match amical, le 14 aout dernier et un contre le Maroc  lors de la dernière journée des  phases de poule pour le Mondial. Auparavant, il avait pris 4 buts dans la même compétition.

Pour son entraineur à Lokeren, «Copa s’est amélioré lors de ces deux dernières années. Nous avons analysé ses matchs et nous avons fait attention à son positionnement. Il doit jouer à un niveau supérieur. Aujourd’hui, il consacre moins d’attention à des arrêts spectaculaires, il joue plus efficace et donne la confiance des autres. Copa a beaucoup de capacités et il est, à mon avis, le meilleur gardien de but de la compétition», confie Roger Van Den Bossche.

Copa Barry est passé par Rennes au début des années 2000, pour y parfaire sa formation dans l’ombre de Bernard Lama et de Petr Cech.  Depuis 2007, il joue au Sporting Lokeren en première division Belge où il a été sacré meilleur gardien de la Jupiler League en 2009.

Sylvain Gbohouo, meilleur gardien du championnat ivoirien en 2012, a démarré la compétition ce weekend avec Séwé pour une victoire devant l’Association Sportive de l’Indenié (2-1). Doublure de Copa Barry, il n’a pas peur de la concurrence et laissé entendre : «Je pense que j’ai les qualités et les dispositions. Si j’en ai l’occasion, je la saisirais pour montrer ma valeur. Mais comme je dis, tout dépend du sélectionneur national.»  Mais il doit encore patienter. Le titulaire Copa Barry est bien dans ses gants.

 Abdoul Karim Cissé, gardien et  capitaine d’Africa Sport, devait être en lice hier contre Sporting Gagnoa. Convoqué pour la deuxième fois par Sabri Lamouchi, il a vu son souhait  se réaliser. Le 13  février 2013, il confiait : «La sélection est la consécration pour tout joueur. Intégrer donc l’équipe nationale de Côte d’Ivoire est un rêve. Si je suis convoqué, je serais heureux.» Un rêve qui s’est transformé en réalité depuis le 7 septembre dernier contre le Maroc.

 

WaaSports