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C’est un trio d’arbitres venu de l’Île Maurice qui sera au sifflet le samedi 12 octobre prochain au stade Félix Houphouêt- Boigny d’Abidjan pour le match Côte d’Ivoire / Sénégal comptant pour la phase aller du 3ème tour des éliminatoires du Mondial 2014.

Rajindraparsad Seechurn, juge central, sera assisté de ses compatriotes Balkrishna Bootun (assistant n°1) et Vivian Vally (assistant n°2). Le quatrième arbitre, Ganesh Chutooree, est également Mauricien. Né le 3 juin 1970, Rajindraparsad Seechurn a commencé sa carrière d’arbitre en 1996, et en D1 mauricienne à partir en 2001.

Arbitre international depuis 2003, Seechurn a pris part à certaines compétitions majeures comme la CAN 2010, la Supercoupe de la CAF 2010, le CHAN 2011, la CAN 2012 et la CAN 2013. Mais, en dépit de ses bons états de services, Rajindraparsad Seechurn a souvent été au centre de la controverse. Algérie / Maroc en 2011

L’arbitre mauricien a été accusé par le joueur marocain Marouane Chamakh et Eric Gerets, alors sélectionneur des Lions de l’Atlas, d’avoir truqué le match Algérie / Maroc (1-0), le dimanche 27 mars 2011, en éliminatoires de la CAN 2012. «L’arbitre a beaucoup avantagé l’Algérie. Je ne sais même pas s’il fallait siffler ou pas l’action du penalty», avait accusé le technicien belge. «Certes, il y a eu des contestations en fin de rencontre, mais sans plus. C’est bien après que j’ai pris connaissance des déclarations de certains Marocains. Personnellement, j’ai  la conscience tranquille et je n’ai rien à me reprocher par rapport à mon arbitrage en Algérie», avait rétorqué l’arbitre mauricien.

Seechurn, un mercenaire du sifflet ?

À l’orée du match retour Gabon / Togo du 14 octobre 2012, en éliminatoires de la CAN 2013, Seechurn Rajindraparsad, désigné par la CAF, a été récusé par la Fédération gabonaise de football. La FEGAFOOT lui reprochait d’avoir refusé deux penalties évidents au Gabon lors d’un match des éliminatoires CAN-Mondial 2010, le 14 novembre 2009. Les presses gabonaise, égyptienne et marocaine, pour ne citer qu’elles, ne ménagent pas leur hantise de l’arbitre mauricien qu’elles indexent comme «un mercenaire du sifflet». Mais, malgré les protestations,

Seechurn Rajindraparsad a toujours clamé son impartialité dans chacun des matchs qu’il a dirigés sur le continent. On espère que ce sera le cas le 12 octobre prochain au Félicia.

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