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Selon le site sportivoire, Sabri Lamouchi a publié sa liste de 24 pour accueillir le Sénégal, le 12 octobre prochain à Abidjan. Et comme d’habitude, il s’est offert la surprise du chef. Cette fois loin d’être une inconnue, la surprise est un mystère. Le cas Max Gradel est plus qu’un mystère, c’est difficile à avaler. La Côte d’Ivoire a entamé sa marche vers le Brésil, vers la Coupe du Monde 2014. Matérialisation, la publication de la liste des sélectionnés et le déjeuner-débat organisé par la Fif à l’intention de la presse sportive ivoirienne. Après le discours d’apaisement et l’appel à la mobilisation, il serait presque discourtois de farfouiller dans les cheveux de Lamouchi pour y trouver des poux, selon certains. Mais il est aussi clair que « qui aime bien, châtie bien ». Le plein d’amour des Ivoiriens pour leurs Eléphants malgré le “goubê-goubê“ (Ndlr : chagrin en langage familier ivoirien), oblige à regarder la liste de Sabri avec des « critiques constructives », comme l’a souhaité M. Diallo. A la lecture des patronymes étalés sur la liste de 24 de Sabri Lamouchi, deux attirent l’attention, mais un parmi eux choque. Il s’agit de Max Alain Gradel. Sorti de la carte du jeu depuis 6 mois, il est mystérieux de retrouver l’attaquant stéphanois au sein des Eléphants, pour ce coup-ci. Car à moins que la sélection nationale ne soit plus l’émanation des meilleurs du moment, Max Gradel, pour ce long moment passé loin de la verdure, aurait dû être laissé à Christophe Galtier. D’autres pour peu, ont été laissés à la disposition de leur écurie. L’exemple du Sénégal, abandonnant Demba Bâ pour manque de temps de jeu est frappant. En tout cas, l’on attend les explications de Coach Sabri à moins qu’il vienne de la couleur de la tunique que les Eléphants arboreront face aux Lions… Si la démarche est loin d’être un règlement de compte avec « un joueur qui aurait refusé d’accorder une interview », il permet d’activer la sonnette d’alarme d’un paradoxe qui se fait loi depuis mai 2012. Car Gradel n’est que le pic d’une logique Lamouchiste. Tiéné Siaka, Abdul Razak, Emmanuel Eboué, Bamba Souleman… ont toujours été sélectionnés quand ils manquaient de temps de jeu, et oubliés lorsqu’ils en avaient. Un mode de fonctionnement qui pourrait exacerber les tensions au sein d’une sélection qui en n’a pas besoin à l’heure de la grande mobilisation.

iGFM