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Le Jaraaf a crevé l’écran ce week-end en intronisant deux présidents, Cheikh Seck et Me El Hadji Diouf. Une situation déplorable qui engage la responsabilité du président sortant, Wagane Diouf, qui a mal coaché la préparation de l’Ag élective.

«C’est triste pour un grand club comme le Jaraaf». «C’est une honte !». Les réactions d’indignation n’ont pas manqué ce dimanche à l’issue de l’Assemblée générale élective du Jaraaf, avec à l’arrivée deux présidents qui se sont autoproclamés : Me El Hadji Diouf et Cheikh Seck. Une confusion qui n’honore pas l’un des grands clubs traditionnels et qui repose le débat sur la manière dont nos clubs sont gérés. L’exemple de la Jeanne d’Arc est là pour le prouver.
Et justement sous ce chapitre, il faut dire que s’il y a eu toute cette agitation c’est parce que tout a été faussé au départ, surtout dans la préparation (problématique vente des cartes) et la mise en route de l’Ag qui, faut-il le rappeler, a été convoquée par le président sortant. D’où son devoir impératif de mener à bien ces assises.
Mais alors que l’on s’attendait à ce qu’il joue un rôle fédérateur, le président Wagane Diouf a pris fait et cause pour Cheikh Seck, mettant hors jeu Me El Hadji Diouf. Pis, l’avocat de révéler que Wagane Diouf, qui voulait surfer sur la vague du «consensus», a cherché pendant des heures à le convaincre de retirer sa candidature pour faire de la place à Cheikh Seck.
En attendant le bal des médiateurs. Une démarche qui a de quoi étonner vis-à-vis d’un vice-président qu’il avait pourtant bombardé «président intérimaire» pour conduire le Jaraaf à la victoire en finale de la Coupe du Sénégal face au Casa Sports. La logique aurait été de faire en sorte que les deux candidats aillent en compétition d’où sortirait un «président légitime».
Mais que voulez-vous ? Quand on n’organise pas dans les règles de l’art la vente des cartes. Quand on convoque une Assemblée générale sans que les rapports d’activités et financiers ne soient discutés et adoptés. Quand on élit un président (Cheikh Seck) sans la mise en place d’un nouveau Comité directeur (ou Conseil supérieur de gestion), forcément cela débouche sur la confusion, pour ne pas dire la pagaille vécue ce dimanche, avec à l’origine un mauvais coaching du président sortant. Bonjour les dégâts collatéraux… En attendant le bal des médiateurs.

 

Lequotidien