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Djibril Alioune dit « Petit » Guèye, ancienne gloire du football sénégalais, est décédé hier des suites d’une maladie à plus de 70 ans. Le défunt a contribué à écrire l’une des plus belles pages de l’histoire du football sénégalais. Pendant douze années, « Petit » Guèye a porté le maillot de l’équipe nationale, sans jamais être remplaçant ni remplacé.

Cette prouesse, il l’a réussie grâce à son talent, mais aussi sa polyvalence qui lui permettait d’évoluer comme arrière gauche, son poste de prédilection et comme arrière droit, arrière central ou milieu de terrain. Sa première sélection en équipe nationale remonte vers les années 1964, à côté de joueurs de renom tels que Yérim Diagne, Kader Guèye, Ousmane Bâ.

Avec l’avènement de Mawade Wade comme entraîneur, « Petit » Guèye a été titularisé. Depuis, il n’a plus quitté la sélection. Il était de la Can de 1968, en Éthiopie, avec ces héros du périple, qui, à Asmara, avaient accroché le Ghana (2-2), avant de faire chuter le Congo Brazzaville (2-1) et de tomber avec les honneurs face au Congo Kinshasa (1-2), futur vainqueur du trophée. Grâce à sa longévité, « Petit » Guèye a réussi à jouer avec trois générations : Yatma Diouck, Moustapha Dieng, Malick Diallo, Boubacar Sarr Locotte, Christophe Sagna, entre autres. En club, « Petit » Guèye a signé sa première licence au Réveil de Saint-Louis jusqu’après la fusion de 1970 (le Réveil avait fusionné avec le Gaîté Club et l’Avenir de Saint-Louis pour devenir le Brack). Joueur fidèle, il a défendu les couleurs de ce club jusqu’à la fin de sa carrière.
Après plus de 20 années de carrière, « Petit » Guèye avait rangé ses crampons, sans pour autant quitter le monde du football. Il a poursuivi une carrière d’entraîneur après avoir obtenu son diplôme d’entraîneur de 1er puis de 2e degré, avant de devenir instructeur en 1984. Il a eu sous sa direction la Linguère de Saint-Louis, la Seib de Diourbel, le Ndiambour de Louga, l’Us Rail et l’Etics.
En 2008, lors 15e Gala du Lion d’or, il avait été honoré en compagnie de « Collot » Diakhaté et Amara Traoré. Une nomination qui était, selon lui, une source de fierté, de satisfaction. « C’est un sentiment d’avoir enfin été reconnu qui m’habite actuellement. J’ai tout fait pour l’équipe nationale et après Asmara, tous les footballeurs sénégalais se sont expatriés sauf Yérim Diagne et moi, car nous n’avions pas vu la nécessité de partir », avait-il alors indiqué.