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Augustin Senghor rempile pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de la Fsf avec comme objectifs, entre autres, de renflouer les caisses. 

La réélection

«C’est un sentiment de satisfaction. La famille du football m’a massivement renouvelé sa confiance. Cela n’a pas de prix. Pendant 4 ans nous avons essayé de rendre à cette famille du football la confiance qu’elle nous avait donnée en essayant de terminer tous les projets qui étaient en cours pour la reconstruction du tissu footballistique sénégalais. Ce résultat traduit l’unité du football sénégalais qui est en train de se mettre en place. C’est un des éléments forts qui devaient nous permettre d’atteindre les objectifs. Je félicite tous les candidats qui ont participé à ces joutes. Nous ne nous focalisons pas sur le décompte des voix. Mais de la part de chacun, il y a un message qu’il m’appartient de décrypter. Le premier est de pouvoir leur tendre les bras pour travailler avec eux au développement du football. Renouvelant cette marque de confiance pour un nouveau mandat, il sanctionne positivement le travail que nous avons fait,  mais aussi  nous demande de continuer dans cette voie. Ces résultats seront le début d’une nouvelle ère pour le football sénégalais,  qui est en train d’être jouée partout au Sénégal. Une ère où, à moyen où à court terme, nos équipes nationales pourront triompher en Afrique et dans le monde.»

Les prochains chantiers 

«Les chantiers sont multiples. C’est le développement du football local dont le football amateur est le socle. Il faudrait qu’on donne à ce foot amateur toute la place qu’il mérite. Ce n’est pas seulement par les subventions que nous pouvons régler ce problème, mais en obtenant l’aide de l’Etat pour faire des infrastructures un peu partout dans le Sénégal, en organisant de plus en plus de compétitions et surtout en améliorant l’environnement des clubs sénégalais. Moins que les équipes nationales, les clubs sénégalais ont du mal à se mettre à niveau sur le plan africain. C’est un travail qui doit être fait à l’interne. Nous avons commencé depuis 2 ans, avec l’aide inestimable des Ligues, amateur et pro.  Tout le monde joue dans les Ligues régionales. C’est le chantier le plus important à mes yeux.

A côté de cela, nous avons des enjeux plus ou moins immédiats avec l’équipe A. Nous prions le bon Dieu pour qu’Il nous aide, avec tous les Sénégalais, à obtenir les résultats que nous attendons des compétitions à venir. Il est important que nous travaillions à mieux organiser la fédération. Nous avons une administration qui est vaillante mais qui n’a pas forcément les conditions de  travail nécessaires. Il s’agira d’un autre chantier.

L’un des chantiers les plus importants, c’est celui de la recherche des moyens. Plus que jamais, nous travaillerons à  côté de l’Etat à trouver les fonds nécessaires pour développer le football. L’engagement que j’ai pris de pouvoir porter le budget à 3 milliards d’ici trois à 4 ans sera respecté. C’est l’occasion d’interpeller toutes les entreprises sénégalaises à venir accompagner le football. Mais il faudrait qu’à côté des sponsors, l’Etat nous accompagne quand même, en faisant un point central par rapport aux priorités dans le domaine du sport. Il ne faudrait rien moins qu’un programme audacieux de développement du foot pour pouvoir tirer le maximum d’avantages en termes de résultats comme en termes de moyens économiques.  Le foot est la locomotive du sport, non pas seulement au Sénégal, mais à travers le monde. Quand le football marchera, il tracera le sillage dans lequel les autres disciplines vont certainement s’engager.»

Les déclarations du ministre des Sports

«En ces moments-ci, vous me permettrez de ne pas porter de jugement, quoi qu’il puisse se passer, le ministre est notre tutelle, je lui voue énormément de respect. Le plus important dans ces moments, c’est d’aller de l’avant. Je n’ai aucun ressentiment là-dessus… (sa gorge se noue, des larmes coulent de ses yeux)»

 

iGFM