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Le démarrage des activités du stade Massène Sène de Fatick « doit être encadré » dans le but de préserver l’infrastructure, a indiqué lundi le président du Conseil régional de Fatick, Coumba Ndoffène Bouna Diouf.

« Mon souhait le plus important, à l’heure actuelle, est que le stade marche, mais il faudrait que tout cela soit encadré », a-t-il dit, en réponse à des jeunes de la commune qui réclament l’ouverture du stade aux activités de « nawétanes » (championnats populaires d’hivernage).

« On ne peut pas du tout donner une chose comme ce stade à des personnes X (des inconnus) », a-t-il tranché, assurant qu’il ne sera « mis à disposition » qu’une fois que tout sera mis en place et non pas « avec des pressions’’.

Son institution ayant en charge la gestion du stade régional, M. Diouf déclare que les jeunes qui posent le problème ne sont pas ses interlocuteurs. D’après lui, en cas d’échec, le Conseil régional aura à rendre compte et à s’expliquer.

« C’est la raison pour laquelle, dit-il, nous voulons nous entourer de garanties pour la bonne gestion du stade au bénéfice de tous », a-t-il expliqué.

Il a fait remarquer que le stade n’avait pas encore de directeur. En outre, l’arrêté de mise en place du comité de gestion n’est pas encore pris, a-t-il ajouté, soulignant qu’il en est de même pour le bureau de gestion.

Pour lui, ces jeunes « se sont trompés de cible, car « le stade Massène Sène est un stade régional et non un stade municipal ».

Selon lui, l’idée d’ouvrir les portes du stade aux jeunes de la commune vient de lui et de son équipe. Cela vient du constat selon lequel Fatick n’a pas de stade municipal, alors que ses jeunes organisent les « nawétanes ».

« Ainsi nous avons jugé qu’il serait bon qu’ils puissent utiliser le stade. Donc, c’est une faveur qu’on leur donne, exceptionnellement, en attendant qu’ils aient un stade municipal », a-t-il précisé.

Il a déploré le fait qu’ils exigent qu’on mette le stade à leur disposition. « Mais dans quelle condition ? », s’est-il interrogé.

Dans le cadre du fonctionnement du stade, le Conseil régional a comme interlocuteur les mouvements régionaux. « Mais on ne peut pas, du jour au lendemain, dire qu’il faut qu’on mette le stade à notre disposition », a-t-il dit.

Toutefois, Coumba Ndoffène Bouna Diouf pense qu’au plus tard le premier septembre 2013, toutes les procédures administratives auront fini d’être prises.

Selon lui, le stade pourra alors être mis à disposition des ligues et des mouvements sportifs qui présenteront un programme d’activités qui sera soumis à validation.

Le stade Massène Sène avait été inauguré le 4 août dernier par le président de la République, Macky Sall.

Lundi, les jeunes de la ville ont tenu un sit-in devant le Conseil régional, pour réclamer son ouverture sans délai.

APS