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lions entrainement

Le Sénégal n’a pas fait dans la facilité en choisissant de se frotter, aujourd’hui, à la Zambie pour préparer son décisif match contre l’Ouganda, le mois prochain à Marrakech. Et pour cause, les « Chipolopolo » ont souvent causé du souci aux « Lions ». Mais, il ne fallait surtout pas cracher sur la difficulté. C’est le meilleur moyen de se mettre en situation avant de croiser les « Cranes ».

Entre le Sénégal et la Zambie, c’est souvent une histoire de domination alternée. Pendant longtemps, trop longtemps même (depuis la Can 1990 en Algérie), les Zambiens ont dicté leur loi aux Sénégalais qui n’avaient qu’un nul vierge à domicile à … Abidjan en 1993, à exhiber comme résultat « positif » face au « Mighty Zambia ». Puis en 2000, en match de groupe à la Can au Nigeria, le Sénégal inscrivit son premier but contre cet encombrant adversaire pour un nul (2 – 2) qui sembla avoir libéré les « Lions ». Car, non seulement, cette année-là, le Sénégal alors entraîné par l’Allemand Peter Schnittger, passa au 2ème tour de la Can au détriment de la Zambie (et envoya par la même occasion à la retraite internationale, Kalusha Bwalya, l’emblématique capitaine aujourd’hui président de la fédération zambienne), mais ouvrit une nouvelle ère de domination.

Avec comme point d’orgue une victoire (1 – 0, but de Diouf) des « Lions » conduits par l’intérimaire Amara Traoré à Chililabombwe, bastion jusqu’alors imprenable des « Chipolopolo », début septembre 2005, en éliminatoires combinées Can/Coupe du monde de l’année suivante. On eut alors le tort de croire que le vent avait définitivement tourné en faveur du Sénégal. Car, le retour sur terre a été cruel pour les « Lions ». Pour leur premier match de la Can 2012, à Bata en Guinée équatoriale, le capitaine Mamadou Niang et ses coéquipiers se faisaient, en effet, assommer par Chris Katongo et les siens (2 – 1). Un revers dont le Sénégal ne s’est toujours pas remis. Et pour cause, alors que les « Chipolopolo » entraînés par Hervé Renard filaient vers leur premier succès continental, les Sénégalais prenaient le chemin inverse, se faisant battre lors de leurs deux matches suivants (contre la Guinée équatoriale et contre la Libye) et ne réussissant même pas à se qualifier pour la Can suivante, plus tôt cette année, en Afrique du Sud.

Deux contreperformances qui ont valu leur poste aux deux entraîneurs « responsables », respectivement Amara Traoré et Joseph Koto. Et qui ont conduit le Français Alain Giresse aux responsabilités techniques suprêmes dans la Tanière.
C’est donc à lui que reviendra la responsabilité de conduire les « Lions », cet après-midi à partir de 17 heures, à Saint Leu-la-forêt (près de Paris), face à la Zambie. Celle-ci, toujours entraînée par Hervé Renard, qui peut encore compter sur ses cadres, Sinzu, Kalaba, Mweene, Sinkala, Katongo et Himondee qui avaient fait si mal. A l’inverse, le Sénégal a envoyé à la retraite (ou oublié d’appeler) nombre de ses joueurs qui avaient sombré en Guinée équatoriale : Niang, Diawara, Issiar, Mangane, etc. Et compte ouvrir une nouvelle ère. Pas seulement face à son adversaire du jour qui lui a donc souvent mené la vie dure. Mais aussi et surtout à la face de l’Afrique. Car, ce match d’aujourd’hui est préparatoire au décisif Sénégal – Ouganda du 7 septembre à Marrakech au Maroc. Première de son groupe de qualification au Mondial 2014, l’équipe du Sénégal n’aura besoin que d’un nul pour passer au dernier tour des éliminatoires de « Brésil 2014 ».

Alors, ce match d’aujourd’hui contre la Zambie servira de test grandeur-nature à Giresse et ses hommes. Les rescapés de la déroute de Bata, le capitaine Diamé et le portier Coundoul, Cheikh Mbengue, Lamine Sané et autres Moussa Sow se chargeront d’expliquer à leurs frères combien il est difficile de jouer avec ces diables de Zambiens.
Pour leur baptême du feu africain, les Henri Saivet, Issa Cissokho et autres Alfred Ndiaye ne pouvaient mieux tomber. Et pour l’ensemble du groupe, il ne saurait y avoir meilleur étalonnage. Car, si la Zambie a perdu sans gloire son titre de 2012 cette année en Afrique du Sud, elle reste une valeur sûre du football africain. Si le but ultime de ce match n’est pas forcément de s’imposer, il n’en demeure pas moins qu’une victoire aiderait grandement les « Lions » à bien préparer leur chaude explication avec les « Cranes » d’Ouganda.

©Lesoleil