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A mi-parcours du championnat de L1, seuls 2 techniciens ont été limogés. Aliou Kandji au Gfc, remplacé par Rawane Mbaye, et Joseph Senghor de l’Uso suppléé sur le banc par Cheikh Tidiane Fall, « Pelé ».

Et Moustapha Seck, observateur avisé du football national, pense que pour pouvoir réussir quelque chose, un entraîneur doit bénéficier d’un minimum de temps. « Il s’y ajoute les conditions de travail ; parce que fixer des objectifs qui ne sont pas réalistes et réalisables, cela pose problème. Parce que quand on se donne les moyens de ses ambitions, je peux comprendre qu’on se fixe certains objectifs. On a l’habitude de dire que quand on a les moyens on organise, quand on n’a pas les moyens on s’organise. Or, aujourd’hui, il y a certains clubs qui éprouvent des difficultés, alors que le championnat n’en est qu’à la phase aller. Donc, on se pose des questions, aujourd’hui, sur la phase retour », estime-t-il.
Aussi, estime-t-il qu’il y va aussi de l’intérêt des entraîneurs de regarder par deux fois le contrat qu’ils signent par rapport aux objectifs qu’on leur fixe. « On doit savoir ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Car, c’est dommage de se faire limoger après seulement quelques journées. Une équipe ne se bâtit pas en une année ou deux. Le travail dans la durée doit être accepté par les dirigeants afin d’avoir les résultats escomptés.
Aujourd’hui, l’Uso et le Gfc sont les seules des 16 équipes de la Ligue 1 à avoir perdu leur entraîneur. « Cela est un fait marquant par rapport à la saison précédente où la valse des entraîneurs était monnaie courante », a-t-il dit.
A son avis, si aujourd’hui les dirigeants ont maintenu leur entraîneur à leur poste, cela veut dire qu’ils commencent à être conscients du travail qu’ils doivent faire dans la durée. « Parce qu’on ne saurait mettre sur pied une équipe en une année. Il y a tout un travail à faire, au moins, sur une durée de 4 ans pour pouvoir asseoir quelque chose ».

 

lesoleil