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bayal sall

Chaque semaine, « But ! Saint-Etienne » passe au crible un joueur de l’ASSE. Cette fois-ci, place au colossal Moustapha Bayal Sall qui renait cette saison dans le Forez (février 2013).

1. Pourquoi sa carrière en vert a failli s’arrêter

Rentré de vacances un peu trop lourd selon Christophe Galtier, le Sénégalais a fait partie durant six mois du fameux « loft » ouvert par l’ASSE lors de la saison 2011-12. Prêté à Nancy en janvier 2012, « Mous’ » choisit de régler ses comptes avec son entraîneur et ses dirigeants par presse interposée. «  Je n’ai rien fait de mal, je n’ai rien dit. J’ai toujours respecté tout le monde, j’ai toujours été très professionnel. Il a ses raisons. C’est Galtier… Personne ne m’a aidé. Les dirigeants et les présidents n’ont rien dit, rien fait, rien essayé. Je leur en veux pour ça (…) Il me reste une année de contrat, mais c’est impossible que je joue à Saint-Etienne la saison prochaine. Ou alors il faudrait qu’un autre entraîneur arrive », glissait-il à L’Est Républicain en mai 2012. Depuis, Bayal a discuté avec Galtier, fait des efforts (financiers) et le club a passé l’éponge.

2. Pourquoi l’argent passe au second plan avec lui

Pendant longtemps, Moustapha Bayal a eu un salaire de nabab à l’ASSE. En 2009, le natif de Dakar signe même une prolongation jusqu’en juin 2013 à 130 000€ brut par mois. Ça, c’était avant le Salary Cap instauré en 2010 ! Trop payé puis devenu indésirable, le Sénégalais aurait pu choisir de continuer à toucher ses royalties durant sa dernière année de contrat et partir libre en juin. Mais il a préféré faire un geste rare en acceptant une prolongation de contrat jusqu’en juin 2015 … à 40 000€ brut par mois plus des primes. Financièrement, Bayal n’avait pas grand-chose à y gagner. Si ce n’est la sécurité de l’emploi pour encore deux ans. Mais sportivement, le joueur a réussi un coup de maître en revenant en grâce aux yeux de tout le monde.

3. Pourquoi il n’aime pas les précontrats

Tout juste débarqué en Europe en provenance de l’US Gorée à l’été 2006, Bayal Sall, alors milieu de terrain défensif, convainc l’ASSE  lors d’un essai. Dans le Forez, le Sénégalais pense signer son premier contrat pro… Mais ce n’est pas le cas !  En effet, le défenseur avait déjà signé des documents en anglais (dont il ignorait alors la signification !) qui le liait au modeste club norvégien de l’IK Start. Forcément, le club scandinave a saisi la FIFA et obtenu la suspension de quatre mois du colosse stéphanois entre le 1e juillet et le 9 décembre 2008. Depuis, il fait bien attention à ce qu’il signe…

4. Pourquoi c’est un coéquipier en or

Impressionnant physiquement, Moustapha Bayal peut faire un peu peur de prime abord ! Mais le géant sénégalais (1,92m, 96 kg) est une crème. A Nancy, Sall a débarqué en même temps qu’un certain Yohan Mollo, avec qui il est devenu ami. Quand le Marseillais a débarqué dans le Forez, le stoppeur de 27 ans tout mis en œuvre pour l’aider à s’intégrer rapidement :  « S’il s’est aussi bien intégré, c’est aussi grâce à « Mous’ » qui l’a accueilli chez lui à son arrivée à Saint-Etienne, commentait Josuha Guilavogui, il y a peu : On peut penser que Bayal et Mollo ce sont un peu les opposés mais c’est faux ! Non seulement ils s’entendent très bien mais en plus ils vivent ensembles ! »

5. Pourquoi les régimes c’est son dada

Durant sa mise à l’écart du groupe pro en 2011, Moustapha Bayal Sall s’est laissé aller. Il a mangé. Beaucoup. Accusant même six kilos de trop sur la balance et donnant du grain à moudre à Christophe Galtier. Conscient qu’il était devenu « trop gros », le Sénégalais a repris son destin en main en s’attachant les services d’une diététicienne pour 5 000€ le temps de retrouver son poids de forme. Depuis, « Mous’ » s’est passé des services de cette coûteuse spécialiste et c’est sa conjointe qui soigne la diététique du couple.

 

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