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Après le duel médiatique Pape Diouf-Vincent Labrune, l’Olympique de Marseille assiste de loin à une nouvelle joute verbale entre Pape Diouf et Christophe Bouchet.

Décidément, le livre de Pape Diouf « C’est bien plus qu’un jeu » n’en finit pas de faire des vagues. Après la réaction de Vincent Labrune et de l’OM, l’ancien président du club phocéen a aujourd’hui eu droit à une réponse d’un autre ancien dirigeant marseillais, Christophe Bouchet. Dans les colonnes de France Football, ce dernier a répondu aux attaques que lui a portées l’ancien agent de joueurs dans son livre. « Mon très cher Pape, j’ai refermé ton livre hier soir. À sa lecture, je balance entre tristesse et incompréhension. Quelle rancœur tenace pour s’égarer ainsi ! Ton ego te fait-il oublier à ce point les réalités ? Que sont devenus tes principes ? », a-t-il débuté avant de poursuivre.

« Peu de gens, particulièrement à l’OM, y trouvent grâce. Anigo, un incompétent ; Labrune, un manipulateur ; Fournier, un psychorigide ; Robert Louis-Dreyfus, un homme influençable ; Dassier, une marionnette ; etc. À te lire, il n’y aurait eu qu’un grand dirigeant de l’OM, toi. Une parenthèse enchantée. Tu oses affirmer que tu avais programmé le titre. Incroyable. Mais, dis-moi, Pape, quel président a disposé d’un des deux plus gros budgets français pendant plus de quatre saisons sans apporter le moindre titre national ? Pas même la Coupe de la Ligue qui se gagne en quatre rencontres », a-t-il taclé sans ménagement.

« Tu réponds à cette critique en te comparant à Jean-Michel Aulas, disant qu’il lui avait fallu quatorze ans pour gagner son premier titre. Tu oublies de préciser qu’il a du tout construire, partant d’un club de Ligue 2, sans palmarès, qui n’intéressait pas grand monde, pour en faire un grand d’Europe », a-t-il lâché, s’en prenant à sa gestion du club. « J’ai lu aussi que tu étais l’homme qui savait dire non. Mais n’est-ce pas sous ta présidence, que j’ai vu jouer le fils d’un parrain du milieu qui n’y avait nullement sa place ? N’est-ce pas sous ta présidence qu’un entraîneur s’est retrouvé menacé ? N’est-ce pas sous ta présidence que certains ont bénéficié de conditions toujours plus avantageuses ?Tes anciens collègues rient encore sous cape lorsqu’ils racontent comment ils procédaient pour obtenir l’augmentation de leurs poulains, juste en flattant ton ego », a-t-il lancé avant de conclure.

« Tu t’offusques de la manière dont j’ai donné mon avis concernant ton départ. Oui, j’ai contribué à ton éviction du club. Je l’assume complètement. Robert m’avait demandé mon avis. Je lui ai donné car, déjà, tu ne touchais plus terre. Tu avais déjà rejoint cette dimension où tu flottes, satellisé. (…) Tu as gâché tout seul ton passage dans ce club. J’espère sincèrement pour toi que ces aigreurs finiront par s’adoucir et que tu pourras profiter de ta situation, non pas de juge suprême, mais de fin connaisseur des choses du football. Et peut-être même, qui sait, en faire profiter les autres… ». On attend avec impatience la réponse de l’intéressé.

 

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